Saad Hariri met sa démission dans le placard — Liban

Le Premier ministre libanais retire sa démission

Liban : Saad Hariri retire officiellement sa démission

Les formations politiques avaient mis la dernière main à ce texte lundi et ce, quelques jours après une série de concertations avec les principaux pôles politiques du pays afin de persuader M. Hariri de revenir définitivement sur sa démission, qu'il avait gelée le 22 novembre dernier à son retour au Liban.

Le premier ministre libanais est revenu, mardi 5 décembre, sur sa démission, un mois après cette décision surprise qui avait pris de court le Liban et la communauté internationale.

Après la présentation de sa démission à Ryad, de nombreux Libanais ont craint que Saad Hariri ne soit détenu contre son gré en Arabie Saoudite. La France organisera une réunion de soutien au pays.

Mardi, le gouvernement libanais a réaffirmé sa volonté de " se distancier " des conflits de la région.

"Cette " distanciation " vise à " préserver les relations politiques et économiques du Liban avec ses frères arabes", a poursuivi Saad Hariri.

Nouveau look, nouvelles couleurs — Google Maps
Google Maps se refait une beauté avec une interface beaucoup plus claire, pour plus de facilité à se repérer. Ce qui a mené Google à faire une mise à jour pour l'interface de Maps .

Une telle politique était déjà prônée par ce gouvernement au moment de sa formation en 2016. Il avait notamment évoqué la Syrie, où son camp soutient l'opposition alors que le Hezbollah combat aux côtés de l'armée syrienne, et le Yémen, où Riyad mène une coalition militaire contre les rebelles chiites houthis.

"Nous voyons comment la région est en train de bouillir et nous devons être conscients que tout faux pas pourrait entraîner le pays vers un dangereux précipice", a-t-il dit, selon un communiqué séparé dont l'AFP a obtenu copie.

Le Hezbollah est honni par l'Arabie saoudite qui le considère comme le bras de l'Iran au Liban.

Le président libanais, Michel Aoun et le président du Parlement Nabih Berri avaient refusé de reconnaître cette démission faite depuis l'étranger et demandé à Saad Hariri de rentrer au Liban pour faire valoir ses arguments. Il est rentré au Liban trois semaines plus tard, après une "exfiltration" négociée par la France et avait alors gelé sa démission.

Mondial 2018 : Les Bleus affronteront l'Italie à Nice le 1er juin