Que va décider l'Europe ce jeudi — Glyphosate

Glyphosate: Paris s’oppose à la Commission européenne

Nouveau round pour le glyphosate

Mais le porte-parole n'y croit pas vraiment: "elle va sûrement décider de renouveler la licence pour 5 ans alors qu'elle n'a que 36 % des 65 % de majorité qualifiée requise, c'est un déni de démocratie", s'insurge-t-il. Si le comité d'appel saisi par la Commission ne débouche toujours pas sur une décision majoritaire des Etats membres, la décision finale reviendra alors à la Commission. Mais Nicolas Hulot a fait savoir sur BFMTV ce mercredi 8 novembre, que la France, qui s'oppose depuis le quinquennat de François Hollande au renouvellement de l'homologation et se veut "en pointe sur se sujet là", "ne votera pas de prolongation de plus de trois ans".

Favorable, au départ, à un renouvellement pour dix ans, la Commission avait déjà dû revoir sa position, faute de pouvoir rassembler la majorité qualifiée nécessaire. Un précédent vote, qui devait se tenir le 25 octobre dernier, avait finalement été ajourné par Bruxelles. La Commission va soumettre sa proposition au Comité d'appel "fin novembre" précise-t-elle, car le temps presse: la licence arrive à expiration le 15 décembre.

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En septembre dernier, l'APE avait ainsi cédé 4,5 % du capital d'Engie, pour 1,53 milliard d'euros. L'Etat poursuit son programme de cession de ses participations dans les entreprises françaises.

Plus précisément, rapporte le quotidien, le ministre de l'Ecologie, Nicolas Hulot, a indiqué hier la position de la France: "Un bannissement dans trois ans, et ensuite deux ans d'écoulement des stocks, comme le prévoit la législation européenne". Car neuf pays se sont prononcés contre, dont la France, la Belgique, l'Italie, l'Autriche et la Grèce.

Problème: celle-ci a plusieurs fois rejeté l'idée d'assumer seule la responsabilité de cette décision. Ainsi, les pays en faveur du renouvellement ne représentent que 37% de la population européenne. Les adversaires du glyphosate estiment eux que le principe de précaution devrait prévaloir. Cet herbicide controversé avait été classé comme "cancérogène probable" en mars 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence dépendant de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). La substance active, herbicide le plus utilisé dans l'UE, est plébiscitée par les cultivateurs pour son efficacité et son faible coût.

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