Les contours de l'accord de rapatriement en Birmanie restent flous — Rohingyas

Le pape qui doit arriver jeudi 30 novembre au Bangladesh après trois jours en Birmanie

ZOOM Le pape qui doit arriver jeudi 30 novembre au Bangladesh après trois jours en Birmanie. Fabio Frustaci ANSA via AP

Après plusieurs mois de pourparlers et une intense pression diplomatique internationale, la dirigeante myanmaraise, Aung San Suu Kyi, et le ministre bangladais des Affaires étrangères, A. H. Mahmood Ali, ont finalement conclu jeudi un accord à Naypyidaw, la capitale du Myanmar, sur " le retour des personnes déplacées de l'État Rakhine", épicentre des troubles.

Les Etats-Unis ont accusé les autorités birmanes d'avoir pratiqué une politique de "nettoyage ethnique" dans le cadre de la répression de l'insurrection d'un groupe armé musulman Rohingya fin août en Birmanie, un pays de 51 millions d'habitants majoritairement bouddhistes. Les critères de rapatriement n'ont pas été précisés.

" Il s'agit d'un premier pas".

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a proposé samedi d'aider le Myanmar et le Bangladesh à résoudre cette question par le dialogue. Sommée de se prononcer par la communauté internationale en septembre, Aung San Suu Kyi avait assuré que toutes les exactions seraient sanctionnées quel qu'en soit leur auteur.

Même les États-Unis, qui modéraient jusqu'ici leurs propos de crainte de fragiliser la jeune démocratie myanmaraise, ont sauté le pas mercredi en qualifiant à leur tour de " nettoyage ethnique " les violences contre cette communauté.

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"Le pape vient à un moment clef pour ces deux pays", a admis le porte-parole du Vatican, en soulignant que le voyage était prévu en amont de l'exode massif des Rohingyas qui a débuté fin août.

Cet accord, " fondé sur des relations de voisinage bonnes et amicales", est une " situation gagnant-gagnant pour les deux pays", affirme ce communiqué.

Interrogé à chaud par l'AFP sur l'accord entre Dacca et Naypyidaw, Abdur Rahim, un réfugié, s'est dit sceptique quant à sa réalisation pour les Rohingyas. En effet, il a déclaré qu'il se ferait aussi sur la base de la loi sur la citoyenneté, mais ce texte a retiré la nationalité birmane aux Rohingyas il y a plus de 30 ans.

Le gouvernement myanmarais " devra nous rendre nos maisons et nos terres pour que nous puissions retourner dans nos villages", a-t-il ajouté. Des programmes de retour au Myanmar ont déjà eu lieu par le passé, mais la résurgence des violences soulève des questions quant à leur pérennité.

À partir de lundi 27 novembre, le pape François sera en visite en Birmanie et au Bangladesh, deux pays impliqués dans le drame des Rohingyas. Traités comme des citoyens de seconde zone par la majorité bouddhiste birmane, les Rohingyas n'ont droit à aucun avantage ni à de bons emplois au Myanmar où ils sont l'objet d'importantes persécutions ces dernières années.

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