France : des élus manifestent contre les prières de rue

Depuis le mois de mars des prières de rue ont lieu à Clichy

Depuis le mois de mars des prières de rue ont lieu à Clichy

Une soixantaine d'élus, membres du conseil municipal, maires de communes avoisinantes et parlementaires ont répondu ce vendredi à l'appel du maire Les Républicains de Clichy (Hauts-de-Seine) Rémi Muzeau pour protester contre des prières de rues qui se tiennent depuis huit mois dans sa ville. Parallèlement, une prière "illégale" se déroulait malgré le mouvement des mécontents, exhortant à mettre de l'ordre dans la ville.

En cortège, avec leur écharpe tricolore, les élus sont allés directement au contact de la soixantaine de fidèles réunis pour la prière. En septembre, il avait fait apposer une bannière au-dessus de l'un des boulevards de la ville qui mentionnait: "Stop aux prières de rue illégales".

Parmi les maires, conseillers départementaux ou régionaux, figurait notamment la présidente LR du conseil régional d'Ile-de-France.

Incencie volontaire à la gendarmerie — Meylan
L'incendie a détruit quatre véhicules et endommagé les bâtiments qui accueillent les logements des gendarmes et de leurs familles. Dans la nuit du 21 septembre , le garage de la caserne de Grenoble avait été volontairement incendié.

Selon le maire Muzeau, le ministre de l'Intérieur "doit interdire les prières [de rue]".

Ces fidèles protestent contre la fermeture en mars de leur lieu de culte en centre-ville, accusant le maire de ne pas leur proposer de "terrain adapté avec option d'achat", pour qu'ils puissent y construire un nouveau local.

Le 22 mars, la salle de prière d'Estienne d'Orves avait été évacuée par la police, au terme d'un long bras de fer entre la mairie qui veut en faire une médiathèque et l'Union des associations musulmanes de Clichy (UAMC) qui refusait de quitter les lieux malgré une injonction de justice. Cette salle avait été aménagée sous la précédente municipalité socialiste et louée à l'UAMC qui voulait la racheter. À l'échéance du bail, le nouveau maire Rémi Muzeau, élu en 2015, avait décidé de transformer en médiathèque le lieu qui accueillait quotidiennement de 3.000 à 5.000 fidèles, signale l'AFP. Mais, estiment les associations musulmanes de la commune, le lieu est trop éloigné et exigu.

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