Le gouvernement catalan déclenche le choc frontal avec Madrid — Espagne

Catalogne : Madrid réclame l'annulation des premiers débats sur le référendum

Catalogne: Madrid demande à la justice d'empêcher un vote sur le référendum

Le gouvernement espagnol va tenter de bloquer le processus par tous les moyens.

"J'espère qu'ils nous laisseront voter", disait mercredi à Barcelone Ramon Sanmartin, un ingénieur à la retraite de 67 ans, venu observer le défilé de "gens importants" devant le parlement catalan.

Il a convoqué un référendum d'autodétermination pour le 1er octobre, au nom du "droit au peuple catalan à décider de son avenir politique". Finalement, rapporte Le Monde, " Après onze heures de débat, le texte a été approuvé par les 72 députés indépendantistes (sur 130 au total).

Le gouvernement local va jusqu'à instaurer un "régime juridique exceptionnel" qui prévaudra sur toutes les normes qui pourraient entrer en conflit avec la loi, ce qui équivaut à dire d'avance à l'État espagnol et à la justice qu'ils ignoreront leurs décisions. Il a été adopté à 72 voix pour et onze abstentions. "Ils devront choisir s'ils veulent continuer sur la voie de l'autonomie et d'un statut bridé ou s'ils veulent emprunter une nouvelle route menant à un Etat indépendant qui prendra la forme d'une république", a déclaré Carles Puigdemont, le président de la région autonome de Catalogne.

A peine trois semaines après les attentats des 17 et 18 août qui ont fait 16 morts et plus de 120 blessés en Catalogne, l'Espagne est ainsi confrontée à une de ses pires crises politiques en 40 ans, dans cette région du nord-est.

"C'est un coup de force contraire à la démocratie", avait dénoncé en milieu de journée la vice-présidente du gouvernement espagnol, Soraya Saenz de Santamaria.

L'Allemand Sebastian Vettel prolonge chez Ferrari jusqu'à fin 2020
L'annonce a été faite par le constructeur automobile dans un communiqué publié en marge du Grand Prix de Belgique. Depuis qu'il a quitté Red Bull pour Ferrari en 2015, Vettel a remporté 7 courses et réussi 28 podiums.

Une course contre la montre s'engage désormais entre les deux camps. Madrid a aussi la possibilité de sanctionner les fonctionnaires qui participeraient à l'organisation du scrutin.

Dès ce jeudi matin, un conseil des ministres extraordinaire est prévu.

Aujourd'hui la légitimité de la Cour est contestée par les indépendantistes, la plupart de ses magistrats ayant été désignés depuis 2012 par des majorités conservatrices au Parlement, ou par le gouvernement conservateur. Un responsable régional avait, en effet, intentionnellement cité les victimes espagnoles comme étrangères lors d'une lecture d'un communiqué sur les nationalités des victimes.

Puis à 12h30 (10h30 GMT), le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy recevra le chef de l'opposition socialiste Pedro Sanchez pour aborder le sujet, a précisé cette source. Le dirigeant espagnol a précisé que tous les maires de la Generalitat allaient être "avertis de leur devoir d'empêcher ou paralyser" l'organisation de ce vote.

Réagissant à cette offensive de Madrid, le porte-parole du gouvernement de Catalogne, Jordi Turull, a déclaré que Madrid, par ces mesures judiciaires, impose un " état de siège latent " contre la classe politique indépendantiste catalane.

"D'un ton solennel, en de " si difficiles circonstances ", M. Rajoy a annoncé qu'il ferait " tout ce qui est nécessaire " pour que cette consultation ne se tienne pas dans la région aux 7,5 millions d'habitants, grande comme la Belgique et qui produit 20 % du PIB espagnol.

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