La croissance démographique inquiète — Cédéao

Ouaga : Les parlementaires africains plaident pour la maîtrise de la croissance démographique

Trois enfants par femme d'ici 2030 : l'Afrique de l'Ouest convertie au malthusianisme de Macron ?

Les parlementaires de la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest), ceux du Tchad et de la Mauritanie, se sont réunis samedi lors d'une rencontre régionale sur la démographie. Leur objectif est de réduire la population de moitié d'ici 2030.

Depuis quelques temps, la fertilité féminine en Afrique charrie les polémiques après la sortie du président français qui avait déclaré au cours d'une conférence de presse donnée à l'occasion du G20 que la fécondité de la femme africaine est une entrave au développement du continent noir.

Limiter le nombre d'enfants par femme à trois est le nouveau défi que se sont lancé quinze pays d'Afrique de l'Ouest!

Son taux de fécondité étant le plus élevé au monde. Un problème selon Emmanuel Macron qui a déclaré le 8 juillet dernier à Hambourg "Quels sont les problèmes? Quand des pays ont encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d'y dépenser des milliards d'euros, vous ne stabiliserez rien".

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Le président de la commission de la CEDEAO, Marcel De Souza a expliqué qu'il s'agira de faire "baisser de moitié" le taux de fécondité et d'"arrimer le taux de croissance démographique, trop fort, avec le taux de croissance économique trop modéré".

Il rappelle également que la jeunesse africaine représente aujourd'hui deux tiers de la population, et que lorsque cette dernière "ne trouve pas de solution, (elle) devient une bombe: elle traverse le désert ou la Méditerranée, meurt par milliers pour l'immigration clandestine ". Il ajoute en invoquant des raisons économiques: "Nous estimons que quand on a des taux de croissance économique des pays qui est de l'ordre de 5 à 6% avec un taux de fécondité située à 6 ou 7%, nous sommes dans une situation de démographie non maîtrisée et nous ne pouvons pas espérer de développement avec une telle situation", a martelé M. Diallo.

Selon notre chroniqueur, si les parlementaires de la Cédéao veulent " contenir la poussée démographique", c'est pour masquer leurs propres responsabilités.

Maintenant que l'objectif a été déterminé, les parlementaires devront, une fois de retour dans leurs États, adopter des mesures adaptées à chaque pays et ainsi: "faciliter un déclin rapide, volontaire, de la fécondité grâce à l'accès universel à la planification familiale, l'augmentation du niveau d'éducation des femmes et le renforcement des efforts pour améliorer la survie de l'enfant ".

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