Affaire russe : Trump désavoue son ministre de la justice

Donald Trump et Jeff Sessions le 15 mai 2017

Donald Trump et Jeff Sessions le 15 mai 2017. Kevin Lamarque Reuters

A la veille des six mois de sa présidence, Donald Trump a confié dans un entretien au New York Times qu'il n'aurait jamais nommé Jeff Sessions au poste de ministre de la Justice s'il avait su que ce dernier se récuserait dans l'enquête du FBI concernant l'affaire russe.

Donald Trump Jr. a reconnu avoir rencontré en juin 2016 une avocate russe présentée comme proche du Kremlin et susceptible de détenir des informations pouvant nuire à la rivale démocrate de son père, Hillary Clinton.

Le procureur général des États-Unis n'a pas l'intention de démissionner dans l'immédiat, a-t-il fait savoir, jeudi, un jour après que le président Donald Trump eut fustigé sa récusation de l'enquête sur l'ingérence présumée de la Russie dans la campagne présidentielle de 2016.

Trump précise au New York Times qu'il a principalement échangé des "plaisanteries" avec le président russe Vladimir Poutine lors de leur aparté à un dîner du sommet du G20, révélé mardi. "C'est extrêmement injuste, et je pèse mes mots, pour le président", a-t-il ajouté, fragilisant l'un des personnages les plus importants de son gouvernement.

Pour rappel, Jeff Sessions s'était récusé dans l'enquête du FBI - sous tutelle du ministère de la Justice - après la révélation d'une rencontre avec l'ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kisliak, pendant la campagne.

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En outre, Jeff Sessions, très longtemps un sénateur républicain influent, a été l'un des plus fidèles soutiens du milliardaire lors de sa campagne présidentielle.

Jeff Sessions avait vigoureusement démenti les accusations de collusion avec la Russie pour influencer l'élection présidentielle américaine en faveur de Donald Trump, les qualifiant de " mensonges détestables ".

Le sujet de l'adoption a également été abordé, poursuit le président, notant: "C'est intéressant parce que cela faisait partie de la conversation que Don (le fils aîné de Donald Trump) a eu lors de cette réunion". "Il répondait à des questions simples et ses réponses auraient dû être simples, mais elles ne l'étaient pas".

La Russie a, en effet, interdit aux Américains d'adopter des enfants russes en réponse à la loi Magnitsky, adoptée par le Congrès américain en 2012.

Le fils aîné du président américain, Donald Trump Jr., sera quant à lui auditionné par la commission de la Justice du Sénat mercredi prochain avec l'ancien directeur de la campagne Trump, Paul Manafort.

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