Theresa May tente de reprendre la main après les élections — GB

Élections en Grande-Bretagne : Theresa May perd sa majorité absolue, selon les premières projections

GB/élections: les conservateurs perdent leur majorité absolue (projections)

Le gouvernement britannique a été fragilisé après que le parti conservateur, dirigé par Theresa May, a perdu sa majorité absolue au parlement britannique à la suite des élections législatives, jeudi.

Le parti conservateur de Theresa May, les Tories, a totalisé 312 sièges, soit 12 de perdus, contre 259 pour le parti travailliste; sachant que le Parlement britannique compte 650 sièges.

Ajoutés aux 318 sièges remportés par le Parti conservateur, les 10 sièges obtenus par le DUP permettront à Mme May de reprendre la majorité dont elle a besoin à la Chambre des Communes. Theresa May a ainsi confirmé qu'elle comptait s'allier au Parti unioniste irlandais pour gouverner. "Les Tories s'en prennent à Theresa", selon le Daily Mail, pourtant soutien inconditionnel de la Première ministre.

Plusieurs voix se sont rapidement élevées au fil que les résultats tombaient, la plupart du temps dans le camps des travaillistes, appelant à un départ de Theresa May. Établi à 68,72%, le taux de participation est le plus élevé pour des élections législatives depuis 1997, même s'il est inférieur à celui du référendum sur la sortie de l'Union européenne de juin 2016. Tout comme de nombreux membres conservateurs qui demandent à la Première ministre de rester en place alors que les négociations entre Londres et les membres de l'Union européenne devraient débuter le 19 juin prochain, et qui estiment qu'une démission enverrait des signaux négatifs à l'approche de cette échéance.

Une défaite cinglante pour Theresa May qui espérait élargir sa majorité en convoquant des élections anticipées.

Ce vétéran -il est âgé de 68 ans- a appelé à "un Brexit qui protège les emplois", assurant que le processus de sortie de l'Union européenne "devait se poursuivre" et que son parti était "prêt à mener les négociations au nom du pays".

À Paris, le Premier ministre Edouard Philippe a jugé que ces résultats étaient "une forme de surprise" mais qu'ils ne remettaient pas "en cause" la procédure de divorce de la Grande-Bretagne d'avec l'UE. Michel Barnier, le chef des négociations pour le Brexit a fait savoir que Bruxelles attendrait que le Royaume-Uni soit prêt avant de se mettre à la table des négociations.

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Je crois qu'on a essayé de jouer, on a plutôt bien déployé du jeu mais ça s'est joué sur des détails. Une occasion en or pour le club auvergnat de faire oublier sa terrible réputation de perdant.

"Unissons nos efforts pour conclure un accord", a-t-il également tweeté.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a lui aussi appelé à "faire le maximum pour éviter" une absence d'accord tandis que le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, plus ferme, a mis en garde contre tout "retard supplémentaire" dans les négociations, affirmant que la Commission était prête.

Au sein même du parti tory, Ruth Davidson, à la tête des conservateurs écossais, a d'ores et déjà posé ses conditions.

"Si elle avait une once d'amour-propre, elle démissionnerait", a renchéri Tim Farron, le chef des Libéraux-Démocrates.

L'onde de choc des législatives a également touché l?Écosse, où les indépendantistes du SNP essuient de lourdes pertes, n'ayant plus que 35 députés contre 56 avant le scrutin.

"Je suis tellement contente, c'est une véritable vengeance pour nous", s'est réjouie Sarah Holmes, 26 ans, en fêtant le bon résultat du Labour dans un bar de Londres. "C'est la leçon des deux dernières années", estime Brian Klaas, de la London School of Economics. "Je connais des tas de gens qui n'ont pas voté l'an dernier [sur le Brexit], mais ils ont réalisé qu'on pourrait foirer s'ils n'y allaient pas cette fois".

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