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Brexit- Des ministres de May et le Labour discutent d'un Brexit

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Il a félicité au contraire le leader de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, et " son orientation très claire du Brexit, peut-être pas soft mais juste et équitable ". L'objectif est plutôt de garantir un pacte avec le DUP pour soutenir le gouvernement dans les votes de censure et pour adopter les budgets - un régime de crise qui règne par une petite majorité sur une population qui les méprise largement.

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi près de Downing Street en scandant: "Raciste, sexiste, anti-gay, le DUP doit partir".

Si Arlene Foster s'aventure en terre inconnue, cette ancienne avocate membre de l'Assemblée Nord-Irlandaise est rompue aux négociations délicates, et a su surmonter les épreuves.

Pour s'assurer une majorité absolue, la Première ministre doit encore passer une alliance avec le Parti unioniste démocrate nord-irlandais (PUD), qui a obtenu 10 sièges. Mais les nationalistes du Sinn Féin craignent qu'un tel rapprochement ne remette en cause les équilibres politiques en Ulster et n'entame la neutralité du gouvernement britannique dans la supervision des tractations pour l'avènement d'un nouvel exécutif biconfessionnel.

Les dissensions au sein du Parti conservateur, déchiré entre les "Brexiteers" purs et durs et une frange plus europhile, risquent effectivement de rendre sa situation rapidement intenable. La premier ministre irlandais, Enda Kenny, s'est à ce propos dit "préoccup", dimanche 11 juin, par la perspective d'un accord entre la formation extrémiste protestante d'Irlande du Nord, et les conservateurs de la première ministre britannique.

Elle poussera aussi probablement Mme May en direction d'un divorce plus amical avec l'Union européenne. Or, il y a entre les unionistes irlandais et les conservateurs un gros point de divergence sur la question du Brexit dur.

Cependant, May est plus que jamais encore sous la coupe de l'aile pro-Brexit de son parti.

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"Le ministre en charge du Brexit David Davis, qui avait apporté son soutien à Mme May et a été reconduit dans ses fonctions, a concédé que " certains éléments du programme " des Tories allaient " être éliminés ".

Interrogé sur ces propos, le chef de l'Etat français Emmanuel Macron a indiqué que la porte était "évidemment toujours ouverte" tant que la négociation du Brexit n'était pas "achevée" mais a ajouté qu'il serait "difficile de revenir en arrière". Le Sun on Sunday appartenant à Rupert Murdoch a écrit dans son éditorial, "Dans des circonstances normales, le déménagement (de la résidence du premier ministre) aurait déjà été fait après une démission humiliante".

Parallèlement à cet accord de gouvernement, Mme May a dû lâcher du lest samedi avec le départ de ses deux chefs de cabinet, Fiona Hill et Nick Timothy, fidèles parmi les fidèles.

Les deux dirigeants devraient également aborder la question du Brexit, alors que le résultat des législatives a jeté le doute sur la capacité de la Première ministre à mener à bien un Brexit " dur ".

"L'intérêt national exige d'impliquer tous les partis", a également jugé l'ancien ministre conservateur Ken Clarke, sur la BBC.

" Aujourd'hui, j'ai vu des gens de l'ensemble du parti accepter l'invitation d'être dans mon gouvernement et, de façon cruciale, j'ai fait entrer des talents de l'ensemble du Parti conservateur".

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