Les américains ont-ils élu Donald Trump ou Anti Obama ?

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson lors d'une audition devant le Sénat le 13 juin 2017 à Washington

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson lors d'une audition devant le Sénat le 13 juin 2017 à Washington

Elle reconnaissait aussi que le blocus était une politique obsolète et qu'il devait être éliminé. Donald Trump "n'est pas opposé à tout accord avec Cuba, il est opposé à un mauvais accord", résume l'un de ses conseillers.

Annonçant depuis Miami un recul par rapport à l'ouverture diplomatique historique qu'avait initiée l'ex-président Obama, M.Trump a soutenu que Cuba avait obtenu beaucoup trop de concessions des États-Unis dans le cadre d'un accord qu'il a qualifié de " malavisé ". Selon lui, la politique du président pourrait mettre à risque la sécurité nationale alors que d'autres concurrents tenteront de combler le vide laissé par les Américains.

Ultérieurement nous ferons une analyse plus approfondie de la portée et des implications de cette annonce.

Cette nouvelle mesure vise notamment à limiter les transferts de devises vers les organismes d'état et parapublics grâce à la manne annoncée du tourisme, en réorientant ces flux de capitaux vers les PME et la population cubaine. Pour justifier ce retour en arrière, l'administration Trump met en avant la nécessité d'un ajustement au nom de la défense des droits de l'Homme.

"Nous avons une relation très respectueuse et constructive avec les États-Unis mais nous avons toujours eu une différence d'opinion sur le niveau d'engagement avec Cuba ", a dit le Premier ministre canadien lors d'une conférence de presse avec son homologue belge, Charles Michel, en visite au Canada.

Sanction du CSA : "Touche pas à mon Poste" privé de publicité
L'un des chroniqueurs, Matthieu Delormeau , victime d'une caméra cachée orchestrée par le présentateur, était témoin de la scène. La condamnation qu'a imposée le CSA a directement suivi l'audition des dirigeants de la chaîne mercredi dernier.

Les États-Unis ne sont pas en mesure de nous donner des leçons.

Cuba a prévenu lundi les Etats-Unis qu'il ne "négocierait jamais sous la pression". Le gouvernement des États-Unis n'a pas d'autorité morale, ne peut faire la leçon ni sur les droits humains ni sur la démocratie.

Défendant l'amélioration des relations entre les deux pays, figées depuis la révolution castriste de 1959, ce dernier avait évoqué l'enterrement du "dernier vestige de la Guerre froide dans les Amériques".

Les États-Unis auront toutefois la difficile tâche de contrôler les voyages américains à Cuba pour s'assurer qu'il n'y a aucune transaction avec le conglomérat lié à l'armée qui gère une bonne partie de l'économie cubaine. Mais il réitère malgré tout sa volonté de poursuivre le dialogue engagé avec Washington: un nouveau bras de fer qui déçoit les touristes américains. Sans compter que les changements qu'il a annoncés vendredi dans un discours prononcé dans le quartier de Little Havana, à Miami, présentent le genre de problème éthique que plusieurs voyaient venir depuis son entrée à la Maison-Blanche - à savoir que M. Trump se trouvera en l'occurrence à pouvoir se servir de la fonction présidentielle pour protéger l'homme d'affaires qu'il demeure et nuire à ses concurrents.

Philippe rappelle gentiment Bayrou à l'ordre