Le MoDem dément — Soupçons d'emplois fictifs

Fort de sa victoire à la présidentielle Emmanuel Macron pourrait porter son mouvement jusqu'à l'Assemblée nationale

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Selon les révélations du Parisien-Aujourd'hui-en-France, l'ancien salarié, après avoir rédigé un courrier de signalement au parquet, aurait ensuite transmis à la justice des informations.

Problème: l'ancien salarié, "exerçait l'intégralité de ses missions au siège du MoDem, rue de l'Université" à Paris et affirme "n'avoir jamais mis les pieds dans la circonscription d'élection du député européen, à savoir Marseille, pas plus qu'au Parlement européen à Bruxelles", d'après Le Parisien.

"Dans cette faire il s'agit de voir s'il y a emploi fictif ou emploi réel, s'est défendu Jean-Luc Bennahmias. Je dis qu'il y avait emploi réel. Il a dû oublier". "Il s'occupait du site web du MoDem et il est est assez facile de voir que pendant les onze mois où je l'ai payé, à temps très partiel, il répercutait toutes les actions européennes que je faisais en temps que député européen et membre de la commission travail et emploi". "Pour sa défense, le MoDem affirme que les choses étaient bien cloisonnées, et que les fonctions qu'ils remplissaient pour les parlementaires étaient bien réelles", peut-on encore lire.

Témoignant sous couvert d'anonymat, l'ex-salarié dénonce "l'opacité qui entourait, selon lui, la prise en charge des salaires au sein de la formation du centre dirigée par François Bayrou, via le Parlement européen".

D'après son témoignage, la direction du MoDem lui aurait fait signer un contrat de permanent à temps plein, avant de lui soumettre dans la foulée un avenant de détachement précisant qu'il exercerait des fonctions de collaborateur de Jean-Luc Bennahmias à temps partiel, sans mention faite du nombre d'heures. "Tout salarié qui a travaillé dans ses équipes ces dernières années, souvent à temps partiel, a été rémunéré par le mouvement de manière parfaitement transparente en fonction du service effectivement assumé pour notre formation politique", affirme le Modem dans un communiqué.

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Cela concerne notamment deux ministres actuels du gouvernement d'Edouard Philippe: la ministre des Armées Sylvie Goulard et la ministre des Affaires européennes Marielle de Sarnez. Une pratique qui vaut au Front national une enquête judiciaire et une addition salée du Parlement européen.

Alors que 19 eurodéputés français, dont la ministre Marielle de Sarnez, sont visés par une enquête ouverte pour "abus de confiance" à propos de leurs assistants parlementaires, le témoignage d'un ancien employé du MoDem met le parti centriste en difficulté.

Le FN est lui-même visé par une enquête des juges d'instruction, soupçonné d'avoir mis en place un système pour rémunérer ses permanents avec des crédits européens, en les faisant salarier comme assistants de ses eurodéputés.

Corine Lepage a décrit à franceinfo une "règle" du MoDem qui demandait aux députés européens de "mettre un assistant parlementaire à disposition". Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

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