La Mauritanie rompt ses relations diplomatiques avec le Qatar

Le ministre des Affaires étrangères qatari a également assuré que les liens avec les Etats Unis resteront forts

La Mauritanie rompt ses relations diplomatiques avec le Qatar

Mardi, M. Trump a jeté le trouble en affirmant dans une série de tweets que l'Arabie saoudite et ses alliés avaient raison d'isoler le Qatar pour selon lui son rôle dans le financement de l'extrémisme islamiste et que c'était peut-être "le début de la fin de l'horreur du terrorisme".

Allié de longue date des Etats-Unis, le Qatar abrite la plus grande base aérienne américaine dans la région, siège du commandement militaire chargé du Moyen-Orient. Cette base est cruciale pour la lutte menée contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie et Irak par la coalition internationale menée par Washington et dont fait partie Doha. Un membre de la famille royale saoudienne était arrivé au Koweït un peu plus tôt avec un message du roi saoudien, et un diplomate omanais s'était rendu au Qatar.

La Mauritanie a rejoint l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, l'Egypte, le Yémen et les Maldives qui ont rompu lundi toute relation avec le Qatar accusé de "soutenir le terrorisme", la pire crise diplomatique dans la région depuis des années.

Les mesures prises contre le Qatar sont d'une brutalité étonnante: les pays du golfe et l'Egypte ont précédé à la fermeture de leurs frontières terrestres et maritimes avec Doha, la suspension des vols de leurs compagnies aériennes en direction de cette ville, la fermeture de leurs espaces aériens à la compagne qatarie Qatar Airways et des restrictions sur le déplacement des personnes.

Abdul Rahman a précisé mardi que l'émir du Koweit, Sheikh al-Sabah, avait notamment demandé à son homologue qatari, sheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, de repousser son discours prévu le même jour.

Le Qatar a ensuite donné l'impression de chercher une issue à la crise, en appelant à un "dialogue ouvert et honnête".

Le ministre d'État émirati aux Affaires étrangères Anwar Gargash a dit mardi qu'il fallait d'abord "rétablir la confiance", en réclamant "une feuille de route avec des garanties" pour pouvoir reprendre langue avec Doha.

Londres: "incident majeur" sur le London Bridge, "plusieurs victimes"
Elle a fait état de " plusieurs victimes ", à la suite de cet événement " qui semble avoir impliqué un véhicule et un couteau ". Une photo a été diffusée, montrant un homme à terre, portant manifestement une ceinture d'explosifs, entouré par la police.

Le Qatar a toujours poursuivi sa propre politique régionale. "Les dirigeants ont montré du doigt le Qatar - Et regardez!" a écrit le président américain. " a écrit le président. Il est possible que le Qatar ait soutenu des mouvements terroristes, mais jusqu'à présent, l'Arabie Saoudite n'en a apporté aucune preuve", ajoute-t-il.

"Ces déclarations du président américain tranchent avec le ton conciliant de son chef de la diplomatie, Rex Tillerson, qui avait appelé lundi les pays du Golfe à rester " unis " et à " s'asseoir et à parler de ces divergences ". Le Qatar conserve en effet un accès au détroit d'Ormuz pour livrer ses clients asiatiques, en empruntant les voies qui se trouvent dans les eaux territoriales de l'Iran.

Six compagnies du Golfe, ainsi qu'EgyptAir, ont suspendu "jusqu'à nouvel ordre" leurs vols vers ou depuis Doha. Non seulement la rupture est diplomatique mais il y a de plus un jeu de sanctions économiques puisque la frontière terrestre entre l'Arabie saoudite et le Qatar - pourtant vitale pour ce dernier - a notamment été fermée.

Premier exportateur mondial de GNL, le Qatar en livre annuellement 80 millions de tonnes par méthaniers, mais seules 10 % sont destinées à des pays du Moyen-Orient, dont les Emirats arabes unis et l'Egypte.

" Je viens d'apprendre que je ne pourrai pas utiliser mon billet " pour Manchester, a dit à l'AFP Farrukh Hafez, employé à Abou Dhabi.

Riche pays gazier à la politique étrangère controversée, le Qatar avait au départ réagi avec colère à la décision de rupture, accusant ses détracteurs de vouloir le mettre "sous tutelle" et de l'étouffer économiquement.

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