Ingérence russe : la riposte de Donald Trump

L’ex-directeur de la police fédérale américaine, James Comey témoigne sous serment jeudi devant le comité de renseignement du Sénat

Liens entre Trump et la Russie: suivez l'édition de James Comey en direct dès 16h00

Cette audition très attendue, qui a incité les grandes chaînes de télévision à modifier leurs programmes, devait se concentrer une nouvelle fois sur l'enquête ouverte par la police fédérale à propos d'éventuelles complicités entre des responsables de la campagne présidentielle de Donald Trump et les auteurs des piratages informatiques imputés à la Russie par le renseignement américain.

Le président américain a par ailleurs exhorté vendredi le Qatar à arrêter de financer "immédiatement le terrorisme", l'appelant, "ainsi que d'autres pays dans la région, à faire plus et à le faire plus vite". "Il y a eu une tentative de me diffamer et de diffamer le FBI, disant que le FBI n'était plus bien dirigé et ne fonctionnait plus correctement, qu'il était chaotique, au bord du gouffre et que le personnel avait perdu confiance en son dirigeant", a-t-il annoncé.

Il a dénoncé les explications changeantes du locataire de la Maison Blanche sur les motifs de son licenciement, et accusé l'administration de l'avoir "diffamé", défendant l'honneur du FBI, qu'il dirigeait depuis 2013.

Donald Trump a réagi vendredi à l'audition de l'ancien patron du FBI devant le Sénat, l'accusant d'être "une balance". James Comey a expliqué que Donald Trump n'était pas visé par l'enquête sur l'ingérence présumée de la Russie dans la présidentielle américaine de 2016 et qu'il ne lui avait pas demandé de l'abandonner.

L'ex-directeur du FBI n'a eu de cesse de rappeler l'indépendance de sa fonction, puisque si le président Obama l'avait nommé et que le président Trump l'a ensuite limogé, il dépend du ministre de la Justice. "Il a confirmé qu'il avait décidé, dès sa première rencontre avec M. Trump, de consigner par écrit tous ses échanges individuels avec le président". "Sur le fond comme sur la forme, le président n'a jamais dit à M. Comey +J'ai besoin de loyauté, je m'attends à de la loyauté+", avait-il déclaré à Washington, contestant cette partie du témoignage. Donald Trump, lui, s'est fait très discret.

Interrogé au sujet de l'existance d'enregistrements du contenu de ses échanges avec Comey, le Président a dit: " Peut-être vous le saurez prochainement?

Deuxième revers consécutif pour la Côte d'Ivoire de Wilmots
Cela fait deux défaites pour huit (8) buts encaissés pour les Eléphants de Côte d'Ivoire en moins d'une semaine. A la fin du match, les supporters ivoiriens sont descendus sur la pelouse pour exprimer leur mécontentement.

"Je l'ai interprété comme une instruction", a-t-il dit.

Il a confié aussi avoir "craint honnêtement que Trump ne mente sur la nature" de leurs rencontres.

Paul Ryan, le président républicain de la Chambre des représentants, a quant à lui laissé le bénéfice du doute au président: "Il est nouveau pour ce qui est de gouverner, donc il n'était probablement pas au fait des protocoles existant depuis longtemps établissant les relations entre le département de la Justice, le FBI et la Maison Blanche", a-t-il relevé. Son avocat a donc nié en bloc toutes les accusations qui portaient sur lui: "Le président n'a jamais sa loyauté à James Comey".

Enfin, une porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Huckabee Sanders, a affirmé " avec certitude que le président n'est pas un menteur ", suite à l'audition de M. Comey, au cours d'un point de presse hors caméra avec des journalistes.

Donald Trump avait, lui, sous-entendu, dans un tweet, qu'il détenait des enregistrements de ces discussions susceptibles de contredire ces notes.

Le président du comité sénatorial, le républicain Richard Burr, lui a posé jeudi la question cruciale: "Estimez-vous que le président essayait de faire entrave à la justice, ou qu'il cherchait simplement un moyen pour permettre à Mike Flynn de sauver son honneur, puisqu'il avait déjà été congédié?"

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