EN DIRECT - Les commémorations du massacre d'Oradour-sur-Glane

Macron a voté dans son fief du Touquet

Macron a voté dans son fief du Touquet

Le chef de l'Etat a été accueilli par quelques-uns des 500 enfants venus du nouveau village d'Oradour-sur-Glane et de toute la France pour participer à cet hommage. 10 juin 1944, 642 personnes avaient été tuées dans ce village de Haute-vienne par les soldats allemands.

Dans cette église à ciel ouvert, Emmanuel Macron a retrouvé Robert Hébras, 91 ans, dernier rescapé du massacre d'Oradour-sur-Glane, en compagnie duquel il doit ensuite parcourir pendant près d'une heure les rues du village martyr, laissé en l'état depuis sa destruction.

Fin avril, entre les deux tours de l'élection présidentielle, le candidat Emmanuel Macron s'était déjà rendu à Oradour, promettant d'y revenir pour présider cette cérémonie s'il était élu.

Au cours de leur déambulation, le vieil homme glisse à l'oreille du président: "C'est beau de voir tous ces jeunes". Il l'était en 1944 et il l'est encore aujourd'hui. Ils encerclent le bourg et rassemblent la population, prétextant un contrôle d'identité.

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Sept Français ont en outre été blessés, dont quatre grièvement, ainsi que deux Allemands, un Australien et un Espagnol. Il a essayé d'aider une personne prise pour cible par les agresseurs mais a été lui-même poignardé à la gorge.

"J'habitais ici", dit-il, désignant ce qui fut la maison familiale et n'est plus qu'un champ de ruine d'où émergent encore, remarque-t-il, "les vestiges de mon lit" métallique. Les hommes ont, eux, été abattus dans des granges, avant que le village ne soit complètement incendié.

" Je ne sais pas pourquoi je suis vivant, ce sont les autres qui m'ont sauvé...", a rappelé Robert Hébras, mitraillé et laissé pour mort avant de parvenir à échapper aux flammes.

Le président Emmanuel Macron a voté dimanche à la mi-journée dans la station balnéaire du Touquet (Pas-de-Calais) pour le premier tour des élections législatives, suivi par une foule de curieux, ont constaté des journalistes de l'AFP.

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