Coup d'envoi officiel pour les négociations — Brexit

Les négociations du Brexit débuteront bien le 19 juin malgré le désordre politique au Royaume-Uni

Londres et l'UE lanceront les négociations du Brexit le 19 juin

Londres est supposé quitter l'UE fin mars 2019, soit deux ans après le déclenchement officiel de la procédure de sortie par Mme May, le 29 mars.

'Aujourd'hui nous lançons les négociations pour le retrait ordonné du Royaume-Uni de l'Union européenne', a déclaré solennellement le négociateur européen Michel Barnier.

David Davis a emprunté lui à Winston Churchill, le Premier ministre britannique de la Deuxième Guerre mondiale et du Blitz, en se présentant comme "un optimiste qui voit l'opportunité dans chaque difficulté".

"Il y a une énorme insécurité chez les Européens qui se demandent combien de temps elle (Mme May) va tenir", confie un diplomate européen de haut rang, considérant qu'un interlocuteur affaibli ne peut que nuire aux négociations.

Au Luxembourg, le ministre des Affaires étrangères britannique, Boris Johnson, fervent promoteur du Brexit, a lui aussi plaidé en faveur d'un partenariat " profond et spécial ".

Timea Bacsinszky dans le dernier carré de Roland-Garros
Après trois heures d'attente au vestiaire, elle n'a pas réussi à retourner le match, malgré le soleil revenu et le vent affaibli. Tout semble donc à nouveau possible pour la Vaudoise sur cette terre battue de la Porte d'Auteuil qu'elle aime tant.

"Je pense que l'ensemble du processus mènera à une issue heureuse" pour "les deux parties", avait-il déclaré, s'attendant tout de même à beaucoup de discussions sur la nature de l'accord que l'on va faire" et "sur l'argent". La réunion de lundi ne devait pas aborder ces lointaines perspectives mais plutôt l'organisation pratique des négociations. Le patronat voudrait aussi que le pays reste couvert par les accords de libre-échange déjà conclus par l'UE.

Outre le sort des expatriés, les négociations se structureront autour du "réglement financier" des engagements de Londres envers l'Union, évalué jusqu'à 100 milliards d'euros, ainsi que des "autres questions nées de la séparation", selon un document publié par le gouvernement britannique. Mais ils semblent avoir accepté le tempo des Européens, qui n'accepteront de parler de l'avenir que quand des 'progrès suffisants' auront été enregistrés sur leurs trois priorités. Ce dernier juge que les deux parties ont 'un intérêt commun cette semaine: montrer que nous n'allons pas d'un désastre à un autre'.

Les 27 ont finalisé leur préparatifs depuis le 22 mai, mais ils avaient accepté de laisser du temps au gouvernement britannique, après l'annonce des législatives anticipées. Désignée en juillet 2016 par le Parti conservateur pour remplacer l'initiateur du référendum David Cameron, la Première ministre Theresa May, partisane d'un Brexit "dur" (synonyme notamment d'une rupture totale avec le marché unique européen) est très fragilisée.

"Le patronat britannique a appelé lundi à mettre l'économie en tête des priorités lors des négociations du Brexit".

Theresa May doit rencontrer ses homologues de l'UE jeudi et vendredi, à Bruxelles, pour faire le point sur la situation. Notre Première ministre a essayé, sans succès, de consolider son mandat [aux législatives du 8 juin], elle est minée par des divisions au sein de son cabinet, et elle tente toujours de conclure un accord [avec le DUP, le Parti unioniste démocrate en Irlande du Nord] pour avoir les votes dont elle aura besoin au Parlement.

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