Matteo Renzi réélu à la tête du Parti démocrate — Italie

Matteo Renzi le 28 avril 2017 à Bruxelles

Matteo Renzi le 28 avril 2017 à Bruxelles

"C'est une responsabilité extraordinaire, merci de tout coeur à cette communauté de femmes et d'hommes qui croient en l'Italie, en avant ensemble", a tweeté Matteo Renzi, alors que ses deux rivaux, Andrea Orlando et Michele Emiliano, le félicitaient à distance pour sa victoire. "Le peuple de gauche ne semble pas mobilisé", avait expliqué avant le scrutin Lorenzo De Sio, professeur de Sociologie politique à l'université Luiss de Rome, plaçant entre 1,5 et 2 millions le seuil d'électeurs nécessaires pour évoquer un succès.

Mais la passion Renzi est-elle aussi forte qu'en 2013, où il avait été élu chef de son parti par 68 % des trois millions de votants? Il avait démissionné de son poste de chef du gouvernement en décembre dernier, après le "non" massif des Italiens à un référendum constitutionnel dont il avait fait son principal cheval de bataille, ainsi que de sa fonction du secrétaire général du PD, en février dernier. C'est ce second score qui serait cette fois-ci une victoire. De quoi lui offrir un tremplin pour reconquérir le Palazzo Chigi lors des législatives prévues début 2018... voire avant, d'après le journal, qui indique que Renzi se prépare déjà à attaquer le gouvernement en place de Paolo Gentiloni pour forcer la tenue d'élections anticipées.

Selon la presse italienne, M. Renzi souhaiterait des élections dès l'automne pour surfer sur la vague avant tout pro-européenne qu'il espère en France comme en Allemagne.

Les quelque 10.000 bureaux de vote, installés dans des centres culturels, des stands dans la rue ou encore des bars resteront ouverts jusqu'à 20H00 (18H00 GMT) et les résultats sont attendus dans la soirée.

Après avoir souvent cité le " Yes we can " de l'ancien président américain Barack Obama, il a en effet repris à son compte le slogan " En Marche!

Présidentielle : le tour du monde des files d'attente
Donc une journée très chargée", a commenté Edouard De Guitaut, président d'un bureau de vote au Lycée français Charles de Gaulle. A Tokyo , au Japon, les électeurs français ont dû attendre près de deux heures avant d'atteindre l'isoloir.

"C'est un festival de démocratie", a salué M. Renzi.

"Nous avons le devoir historique de ne pas abandonner l'Italie dans le marigot", a-t-il lancé.

Le scrutin était ouvert à tous les Italiens munis d'une carte d'électeur, de même qu'à ceux âgés de plus de 16 ans. "Nous avons besoin d'une Europe qui ait une âme solidaire".

Et contrairement à ses deux rivaux, si le scrutin proportionnel exige à nouveau de former une coalition, M. Renzi n'exclut pas une alliance avec le centre-droit de Silvio Berlusconi.

"Nous voulons faire une grande coalition, mais avec les citoyens, les associations, pas avec des soi-disant partis qui ne représentent qu'eux-mêmes", a-t-il encore affirmé.