Iran/présidentielle: le vote, massif et enthousiaste, prolongé de deux heures

Le président iranien Hassan Rouhani, et le vice-président Eshaq Jahangiri lors d'un rassemblement de campagne pour les prochaines élections présidentielles le 13 mai 2017 à Téhéran

Iran/présidentielle: le candidat conservateur nie vouloir l'isolement

Les bureaux de vote demeurent ouverts jusqu'à 20h (17h30 en Suisse) et non plus jusqu'à 18h comme cela était prévu, pour répondre "à un afflux d'électeurs", a annoncé le ministère iranien de l'Interieur cité par la télévision locale. "Lorsqu'on accompli une bonne action, on doit le faire le plus tôt possible", a-t-il dit à un journaliste avant de voter à son domicile de Téhéran. Deux petits candidats peu connus - un réformateur ayant appelé à voter Rohani, et un conservateur - sont aussi en lice.

Le président Rohani, élu en 2013, a consacré la majeure partie de son premier mandat de quatre ans à la négociation de cet accord dont l'objectif était de mettre fin à l'isolement économique et politique de son pays.

Elle se tient deux jours après la décision américaine de renouveler l'allègement des sanctions contre l'Iran, conformément à l'accord nucléaire de 2015 entre Téhéran et six grandes puissances, dont les Etats-Unis. Le résultat pourrait définir si le retour de Téhéran dans le concert des nations est appelé à s'accélérer, ou s'il va connaître un coup de frein avec l'arrivée d'un conservateur à la tête du pays. Hasard du calendrier ou pas, M. Trump assistera ce week-end à un sommet avec des dirigeants musulmans du monde entier en Arabie saoudite, grand rival régional de l'Iran. Mais, en dehors d'une reprise de ses exportations de pétrole, l'accord nucléaire entré en vigueur en janvier 2016 n'a pour l'instant pas attiré les investissements étrangers espérés:seulement 1 à 2 milliards de dollars, alors que le gouvernement chiffre à 50 milliards par an la somme nécessaire à la relance de l'économie.

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Un chiffre qui culmine à 62% chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et François Fillon, pourtant déterminants pour espérer l'emporter.

Mais cette présidentielle est en réalité un face-à-face entre M. Rohani, 68 ans, et Ebrahim Raissi, un religieux conservateur de 56 ans proche du guide suprême Ali Khamenei qui veut privilégier l'économie nationale.

Malgré l'hostilité américaine, l'ambition de M. Rohani est de poursuivre l'ouverture au monde pour attirer davantage d'investissements, tandis que M. Raissi veut défendre les classes les plus défavorisées par la préférence nationale dans le domaine économique. La grande inconnue du scrutin est le taux de participation, et nombre de dirigeants ont appelé à un vote massif. 'Quel que soit l'élu, il faudra l'aider', a-t-il affirmé.

Le scrutin est couplé à des élections municipales: l'enjeu dans les grandes villes de Téhéran, Machhad (nord-est) et Ispahan (centre) est un changement de la majorité conservatrice qui les dirige. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

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