Une courte victoire très contestée — Référendum en Turquie

Devant la prison de Sincan près d'Ankara le 28 février 2017 où étaient jugés des putschistes turcs présumés

Devant la prison de Sincan près d'Ankara le 28 février 2017 où étaient jugés des putschistes turcs présumés

Le chef de l'État turc a par ailleurs réitéré qu'il attendait des États-Unis qu'ils arrêtent ou renvoient vers la Turquie le prédicateur Fethullah Gülen, désigné par Ankara comme l'instigateur du putsch manqué en juillet. Erdogan et Trump semble traduire l'exaspération des autorités turques devant le soutien apporté par Washington aux YPG, considérées par Ankara comme la branche syrienne des séparatistes kurdes de Turquie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Rien qu'au sein des services de police, plus de 9 100 policiers ont été suspendus pour leur relation présumée avec le mouvement Gulen, selon la police turque. Cependant, les deux principaux partis d'opposition, le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate) et le Parti démocratique des peuples (HDP, pro-kurde), ont dénoncé des "manipulations" pendant le scrutin et annoncé qu'ils feraient appel du résultat auprès du Conseil d'État turc, et si nécessaire auprès de la Cour constitutionnelle de Turquie et de la Cour européenne des droits de l'Homme.

Cette nouvelle vague de purges se produit à trois semaines d'un déplacement de Recep Tayyip Erdogan aux Etats-Unis, lors duquel la demande d'extradition de Fethullah Gülen devrait être abordée.

Le gouvernement turc a exhorté à plusieurs reprises Washington de lui renvoyer le prédicateur, mais ses demandes sont restées lettre morte jusqu'à présent.

Selon le ministre de l'Intérieur turc Süleyman Soylu, les arrestations de mercredi visent à "nettoyer" les rangs de la police des éléments soupçonnés d'appartenir à la mouvance güléniste.

Entre 2.000 et 4.000 cas de malformations majeures — Dépakine
Selon leurs résultats, entre 2 150 et 4 100 enfants auraient été touchés depuis le début de la commercialisation du médicament en 1967 jusqu'en 2016.

Depuis le putsch manqué, 46 000 personnes ont été interpellées, précise 20Minutes. Le prédicateur soutient de son côté diriger une ONG dont l'objectif est de promouvoir un islam "progressiste et éclairé".

Après sa victoire au référendum sur le renforcement de ses pouvoirs, les détracteurs de Recep Tayyip Erdogan redoutent une nouvelle dérive autoritaire du pouvoir turc.

Le département d?État américain s'est dit "profondément préoccupé" par ces frappes menées "sans coordination appropriée avec les États-Unis ou la coalition" internationale qui combat les jihadistes du groupe État islamique (EI) en Syrie et en Irak.

L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a décidé mardi de rouvrir sa procédure de suivi à l'égard de la Turquie en raison de la situation de l'Etat de droit dans le pays.

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