Tillerson rencontre Poutine au Kremlin

La frappe américaine en Syrie ne règle pas le sort d'Assad

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Interrogé par la chaîne d'informations Mir 24 sur la qualité des relations entre Washington et Moscou, M. Poutine a déclaré qu'"on peut dire que le degré de confiance dans nos relations de travail, notamment dans le domaine militaire, ne s'est pas amélioré mais qu'au contraire il s'est dégradé".

La Russie et les Etats-Unis ont exposé leurs divergences sur la Syrie mercredi, et plus largement la défiance qui prévaut entre eux, malgré un entretien entre le président russe Vladimir Poutine et le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson. Cette rencontre, qui n'était pas prévue au programme de la visite du responsable américain, se déroulait en présence du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, avec qui Rex Tillerson avait longuement discuté auparavant, la Syrie étant au c?ur de leurs négociations.

Avant de se rendre au Kremlin, Sergueï Lavrov et Rex Tillerson se sont entretenus pendant plus de quatre heures.

Les deux pays sont lancés ces derniers jours dans une guerre des mots au sujet de l'attaque de Khan Cheikhoun et après la volte-face du président américain, qui a ordonné le premier bombardement de l'armée syrienne depuis le début du conflit il y a six ans.

La visite de M. Tillerson à Moscou, la première d'un haut responsable de l'administration américaine depuis l'entrée en fonction de Donald Trump, a été dominée par le conflit syrien.

"Notre ligne de conduite se base sur le droit international et non sur un choix du type +avec nous ou contre nous+", a déclaré le ministre.

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Les analystes étaient partagés, vendredi soir sur les effets de cet échec sur les marchés financiers. Donald Trump a été élu par rejet de l'establishment, mais il n'a pas de majorité au Congrès.

M. Tillerson a de son côté dit souhaiter un échange "ouvert, franc et sincère", destiné à "davantage clarifier les objectifs et intérêts communs" et les "nettes différences" dans l'approche des deux pays sur les principaux dossiers. Et provoqué un nouveau regain de tensions aux accents de Guerre froide entre les deux puissances.

Les alliés du président syrien Bachar el-Assad, en particulier la Russie et l'Iran, ont en effet menacé de représailles après la frappe américaine contre une base aérienne syrienne dans la nuit du 6 au 7 avril en réponse à une attaque chimique présumée, imputée au régime syrien, qui avait fait 87 morts le 4 avril à Khan Cheikhoun, dans le nord-ouest de la Syrie. Vladimir Poutine a, lui, répété une nouvelle fois mardi qu'il ne voyait aucun élément prouvant la responsabilité de Damas.

Les puissances occidentales estiment qu'il s'agit d'une attaque au gaz sarin et qu'elle est imputable aux forces du président Bachar al Assad, ce que Damas dément.

La diplomatie russe a d'ores et déjà fait savoir mercredi après-midi que ce projet de résolution est "inacceptable" en l'état.

" Je ne cacherai pas le fait que nous avons beaucoup de questions, compte tenu des idées extrêmement ambiguës et parfois contradictoires qui ont été exprimées à Washington, à travers le spectre tout entier des affaires bilatérales et multilatérales ", a affirmé le ministre russe, selon Reuters. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, cité par les agences russes, a également annoncé que le chef de l'Etat recevait au Kremlin le secrétaire d'Etat américain et le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov.

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