Qui condamne et qui soutient les frappes américaines — Syrie

Syrie: Rohani accuse Trump d'aider les

HO IRANIAN PRESIDENCY AFP

Les experts font remarquer que les États-Unis ont lancé leur attaque sans quelque consultation que ce soit avec la Russie, sans réfléchir à l'impact que ce bombardement risque d'avoir sur la situation intérieure en Syrie et sur les relations entre Washington et Moscou. "Je ne veux pas tirer comme conclusion qu'ils ont été complices, mais ils ont clairement été incompétents, et peut-être que les Syriens se sont joués d'eux", a-t-il ajouté.

Le président iranien Hassan Rohani a appelé Bachar al-Assad pour lui renouveler son soutien et condamner l'attaque américaine, selon l'agence de presse officielle syrienne Sana.

A l'inverse, la Russie, le principal allié du régime syrien, a critiqué très sévèrement l'initiative militaire américaine et a demandé une réunion en urgence du conseil de sécurité de l'ONU.

Le ministère des Affaires étrangères a condamné "vigoureusement" les frappes américaines, qui ne feront qu'"aider les groupes terroristes qui sont en déclin et compliquer encore la situation en Syrie et dans la région". C'était la première intervention directe de Washington contre le régime syrien.

"Clairement ce sont les alliés de Bachar al-Assad", a repris M. Tillerson à propos des Russes dans une interview sur la chaîne ABC.

Sur le front, les forces alliées sous commandement américain et les rebelles syriens ont réussi samedi à contenir une offensive du groupe Etat islamique contre une de leurs bases, près de la frontière jordanienne, grâce notamment à plusieurs frappes aériennes de la coalition.

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Son homologue pour l'Allemagne, Sigmar Gabriel, déclare que les frappes étaient "compréhensibles", tout en appelant à une solution politique sous l'égide de l'ONU.

Le village de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb, a été victime d'une attaque chimique présumée mardi, dans laquelle 87 civils ont trouvé la mort, dont 31 enfants. A la suite de l'annonce des frappes militaires sur la Syrie, les autorités russes ont immédiatement tiré la sonnette d'alarme mettant en garde l'administration Trump contre les dangers d'une telle action.

En Turquie, Recep Tayyip Erdogan juge les frappes américaines "insuffisantes" et appelle à d'autres mesures. "Ça rappelle les États-Unis et la Grande-Bretagne et leurs alliés quand ils ont attaqué l'Irak en 2003 sans l'accord préalable des Nations unies", a déclaré Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères. La Jordanie évoque "une réponse nécessaire et appropriée au ciblage continu de civils innocents" par des armes de destruction massive.

Israël a apporté vendredi son soutien "total" vendredi aux frappes des Etats-Unis contre la Syrie, un "message fort" que devraient entendre l'Iran et la Corée du Nord, selon le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu informé à l'avance de l'opération. "Le gouvernement japonais soutient la détermination du gouvernement américain à ne jamais tolérer la prolifération d'armes chimiques", a déclaré le Premier ministre japonais Shinzo Abe, jugeant que l'action américaine avait "eu pour but d'éviter une aggravation de la situation".

Selon un communiqué de l'armée syrienne, "l'agression " américaine a tué au moins 6 personnes et a aidé indirectement des factions terroristes comme l'État islamique en affaiblissant les forces syriennes. Le Portugal, le Danemark, la Norvège, la Pologne et la République tchèque réagissent chacun de même.

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