Présidentielle : le tour du monde des files d'attente

Montréal les Français font la file depuis 8h samedi matin pour voter au premier tour de l'élection présidentielle française au Collège Stanislas

Présidentielle française: les Français au Canada votent samedi

"C'est notre devoir de citoyen qu'on continue ici", estime Adrien Gontier, flanqué d'un béret noir, à la sortie de l'ambassade de France à Washington, transformée pour l'occasion en bureau de vote.

Les mesures de sécurité ont été "renforcées" sur les 69 bureaux de votes à travers les États-Unis, compte tenu du "contexte actuel", précise-t-elle, notamment avec l'appui de sociétés de sécurité privées et "des polices locales informées de la tenue des scrutins".

A New York, le consulat de France, où devaient voter samedi des centaines de Français, a été brièvement évacué dans l'après-midi suite à une alerte à la bombe, avant que tout rentre dans l'ordre. L'attente dépassait facilement les deux heures.

Un engouement inhabituel qui s'explique par la configuration inédite de ce premier tour, avec quatre candidats dans un mouchoir de poche, mais aussi une certaine inquiétude face à la montée de l'extrémisme: " Il y a des enjeux plus importants parce qu'il y a des tendances qui se dégagent cette année.

Branchée tous les matins sur France Inter et "hyper connectée" avec l'actualité française, Caroline Rostain, 41 ans, femme d'expatrié, a été elle "surprise par le côté rocambolesque de la campagne, les affaires, les fluctuations des sondages, le débat électoral dispersé".

Paris aurait-il déjà trouvé un remplaçant à Olivier Létang — Mercato
Rapidement évoquée, la piste de l'ancien directeur sportif du FC Porto Antero Henrique est fortement relancée par Le Parisien . En effet, Henrique avait été mis au nombre des accusés dans cette triste affaire concernant la sécurité du stade de Porto.

"J'aurais aimé pouvoir faire le vote électronique mais si ce n'est pas possible, et bien on fait notre devoir de citoyen, on se lève tôt et on fait la queue", a déclaré Magalie Belmo, employée marketing, qui votait à South Kensington.

"Je pense que sur le site de Londres on s'attend peut-être à 50.000 électeurs. Donc une journée très chargée", a commenté Edouard De Guitaut, président d'un bureau de vote au Lycée français Charles de Gaulle. A Tokyo, au Japon, les électeurs français ont dû attendre près de deux heures avant d'atteindre l'isoloir.

En métropole, les bureaux de vote ont été ouverts à 8 heures ce dimanche 23 avril tandis qu'en Amérique, certains Français ont voté pratiquement 24 heures auparavant. Environ 1,3 million de Français sont inscrits sur les listes consulaires. Devant le consulat général de France à Toronto, il fallait patienter trois heures avant de pouvoir glisser son bulletin dans l'urne. Le vote a été plus fluide à Ottawa, Calgary, Moncton ou à Vancouver.

"Il y a beaucoup de monde qui vient voter, je crois que les attentats mobilisent", avance Noémie Nabel, 75 ans, en référence au drame jeudi soir des Champs-Elysées.

La défaite historique du Parti socialiste — Présidentielle