Paris refuse d'aller au-delà d'1 MdE, le conflit se durcit — Guyane

Des membres des

Guyanne : le gouvernement juge "irréaliste" un plan d'aide de 2,5 milliards d'euros

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a qualifié lundi d'"irréaliste" le montant de l'aide réclamée par le collectif guyanais impliqué dans le conflit social et rappelé les accords prévoyant notamment de renforcer la sécurité dans le département français. "Ce n'est pas la conception que nous avons de la responsablité dans la République", a-t-il ajouté.

"La Guyane ne pourra pas décoller", a-t-il déclaré en référence au collectif des protestataires guyanais "Pou La Gwiyann dékolé" (Pour que la Guyane décolle), "sur la base de fausses promesses et d'engagements non tenus".

Bernard Cazeneuve a jugé "irréaliste" la demande d'un plan de 2,5 MdsE exigé par le collectif qui pilote la grève générale en Guyane.

Il avait notamment demandé aux magasins de rester fermés lundi dans le cadre d'une "opération ville-morte", a expliqué à l'AFP une de ses communicantes, Florence Adjodha, mais tout en laissant la possibilité aux propriétaires de ne pas le faire.

"Il faut fermer", a indiqué à l'AFP l'un de ces membres cagoulés, alors qu'il venait d'intimer l'ordre à un commerçant de baisser son rideau.

"Les méthodes des +500 frères+ sont inadmissibles".

Ericka Bareigts "fait comme si elle ne savait pas que nous avons 50 ans de retard, qu'on subit, que nous voyons de la misère dans notre pays".

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Il a aussi critiqué ceux qui préfèrent se faire représenter plutôt que de présenter leurs propositions eux-mêmes. Emmanuel Macron est encore loin de faire l'unanimité auprès de tous les publics.

La ministre des Outre-mer, peu avant de quitter la Guyane dimanche soir, les avait exhortés à rapidement "graver dans le marbre le travail" engrangé "ensemble" après la présentation d'un document en cinq points.

Des accords sectoriels ont aussi été conclus notamment sur "l'économie", "l'agriculture", "le BTP", "es activités minières" ou encore "les communautés amérindiennes et bushninengue", selon la ministre des Outre-mer, partie mercredi dernier à Cayenne avec Matthias Fekl pour trouver une issue à la crise.

"C'est pas mal, mais ce n'est pas encore assez", a commenté Mickaël Mansé, autre porte-parole des "500 frères".

Il a ralenti la vie économique et maintient la fusée spatiale Ariane 5 au hangar.

L'aéroport de Cayenne est également quasi-paralysé depuis le 24 mars, les compagnies Air France et Air Caraïbes ayant annulé la plupart de leurs vols directs depuis et vers Paris-Orly.

Le mouvement social qui paralysie la Guyane depuis deux semaines est amené à perdurer.

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