L'UE ne cherche pas à adopter une approche punitive (Tusk) — Brexit

Le séisme du Brexit ébranle 60 ans de construction européenne

Le séisme du Brexit ébranle 60 ans de construction européenne

À la lumière des orientations du Conseil européen, l'Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l'Union. " Si le fond et la forme de la lettre de rupture que Theresa May a adressée en grande pompe, mercredi 29 mars, au président du Conseil européen Donald Tusk, préfigurent les deux années de négociations qui s'ouvrent entre Londres et Bruxelles, cahots, chausse-trappes et portes qui claquent seront au programme de cette joute sans précédent". "L'Histoire nous regarde" soulignait The Times parlant du "plus grand bouleversement politique depuis la 2e Guerre mondiale".

"La sécurité de tous les citoyens est un sujet bien trop grave" pour faire l'objet de marchandage, avait réagi l'eurodéputé libéral Guy Verhofstadt, référent du Parlement européen pour les négociations.

L'UE a précisé de son côté ses exigences. Le ministre chargé du Brexit, David Davis, avait lui assuré que ce "n'était pas une menace" mais un "argument pour obtenir un accord" avec Bruxelles.

Dès jeudi, le gouvernement de Theresa May va publier le livre blanc d'un projet de loi baptisé "Grande abrogation" (Great repeal Bill), visant à abolir le Code de la loi de 1972 qui a permis d'incorporer la législation européenne au droit britannique. Elle y reprend l'essentiel de la lettre officielle de sortie, affirmant la volonté britannique de rester un acteur de poids en Europe. Ce partenariat unique devra se traduire par une coopération sur le plan économique comme sur le plan sécuritaire, car cela répond aux intérêts du Royaume-Uni, de la France, de l'Union européenne et du monde entier.

L'objectif est de convertir d'ici deux ans les quelque 19.000 lois européennes en vigueur en lois nationales, quitte à en conserver certaines jugées nécessaires et à modifier ou éliminer d'autres.

Manuel Valls dénonce la "dérive" et le "sectarisme" de Benoît Hamon — Présidentielle
Dans ce contexte, Le Canard enchaîné livre de nouvelles précisions sur les intentions du candidat malheureux à la primaire du PS. En désignant Benoît Hamon, la primaire socialiste est peut-être en train d'accélérer une recomposition de toute la gauche.

Pour l'UE, il est hors de propos d'envisager des discussions sur sa "relation future" avec le Royaume-Uni, tant que des "progrès suffisants" n'auront pas été réalisés sur les négociations du Brexit.

Avant de parler avenir, "il va falloir d'abord clarifier comment délier" les liens tissés pendant 44 ans, a-t-elle dit.

"Merci et au revoir", a répondu Donald Tusk à l'adresse des Britanniques. Pour la Première ministre britannique, "les gens et les entreprises au Royaume-Uni et dans l'UE tireront profit de périodes de mise en oeuvre pour s'adapter d'une façon douce et ordonnée aux nouvelles dispositions". Il n'a pas encore été discuté avec les Etats membres - ce sera le cas lors de séances techniques ces prochaines semaines puis lors du sommet du 29 avril - mais il se base sur tous les entretiens que le président Tusk a eu ces derniers mois. La Commission a évalué la facture entre 55 et 60 milliards d'euros, selon un haut responsable européen.

Theresa May est prête à en découdre et l'une de ses priorités sera de rassurer le secteur économique: la première ministre britannique s'engage à négocier le meilleur accord de libre-échange avec l'Union pour limiter les barrières commerciales.

Son ministre des Finances Philip Hammond avait toutefois prévenu plus tôt que Londres "ne reconnaît pas les montants parfois très importants qui ont circulé à Bruxelles".

Le dernier bilan — Attentat à Londres