Dernière ligne droite pour Erdogan — Référendum en Turquie

"(.) Nous pourrons aller au devant de notre peuple, et nous obéirons à sa décision", a lancé M. Erdogan lors d'un discours virulent au palais présidentiel à Ankara, sans avancer de date pour une éventuelle initiative de ce type.

Au moins deux mille personnes sont descendues dans les rues à Istanbul lundi soir pour contester le résultat du référendum sur l'extension des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan, passé à une courte majorité la veille.

Une mission commune d'observateurs de l'OSCE et du Conseil de l'Europe a critiqué en termes vifs la campagne référendaire qui s'est déroulée, selon elle, dans des conditions inéquitables.

Le président turc a évoqué lundi l'organisation d'un référendum pour décider ou non de poursuivre les négociations d'adhésion à l'Union européenne. Certains analystes estiment que les tensions entre Ankara et l'Union européenne, renforcées par le résultat du référendum de dimanche, devraient favoriser un rapprochement entre la Turquie et la Russie.

Paris et Berlin ont émis la même mise en garde sur la peine de mort: une telle mesure serait "synonyme de la fin du rêve d'Europe" pour la Turquie, a déclaré le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel. Un vote qui est contesté par une partie de l'opposition turque, qui dénonce des "manipulations" du scrutin.

Ces conclusions ont suscité une virulente riposte du président Erdogan, qui a enjoint aux observateurs de "rester à leur place", tandis que le ministère turc des Affaires étrangères a dénoncé "une approche biaisée et partiale".

Une erreur d'arbitrage et Nadal en finale à Monte-Carlo — Tennis
Goffin, bourreau de Novak Djokovic au tour précédent, venait d'emporter le sixième jeu (4-2) sur une faute de Nadal . L'arbitre de chaise se lève pour annuler la décision de son juge de ligne en montrant une mauvaise marque.

" Si un lieu les contacts téléphoniques du président de la fédération de RUSSIE avec le président Erdogan, nous aviserons", a - t-il dit, répondant à une question, envisage-t-il le leader russe de suivre l'exemple du président AMÉRICAIN, Donald Trump et féliciter le président de la Turquie avec la victoire. "Nous ne voyons et nous ne tenons pas compte de tout rapport que vous pourriez préparer", a-t-il ajouté jetant une première pelletée de terre sur le cercueil du processus d'adhésion à l'Europe. Cette réforme représente le plus important bouleversement du système de gouvernance turc depuis la fondation de la République en 1923, par Mustafa Kemal dit Atatürk. L'Union européenne menace de geler les négociations.

De plus, le président turc a évoqué dimanche la possibilité d'organiser un autre référendum sur le rétablissement de la peine de mort.

Le responsable de l'APCE a notamment relevé le fait que le référendum avait été organisé en plein état d'urgence, en vigueur depuis un putsch avorté en juillet. D'ailleurs, la présidence française a réagi à cette saillie en soutenant que cela "constituerait évidemment une rupture avec ces valeurs (européennes, ndlr) et ces engagements".

Accueilli dans la capitale, à son retour d'Istanbul, par une foule de partisans devant l'aéroport Esenboga, M. Erdogan a promis que "les choses (iraient) mieux" après l'entrée en vigueur de la révision constitutionnelle élargissant considérablement les prérogatives présidentielles.

Les relations entre la Turquie et ses partenaires européens ont souffert de la campagne référendaire.