Début des grands travaux de sortie pour Londres — Brexit

Vue sur Big Ben à LOndres le 25 mars 2017 Daniel LEAL-OLIVAS

Vue sur Big Ben à LOndres le 25 mars 2017 Daniel LEAL-OLIVAS

L'UE pourra engager des discussions préparatoires sur sa "relation future" avec le Royaume-Uni uniquement quand des "progrès suffisants" auront été faits sur l'accord réglant le divorce.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a convoqué un sommet européen pour le 29 avril. Le texte délimite les priorités politiques de chacun tout en évoquant les délais possibles des négociations, véritable sujet de discorde entre Londres - qui souhaiterait aller vite - et Bruxelles qui veut maîtriser la durée des pourparlers.

Les 27, sans le Royaume-Uni, se réuniront le 29 avril à Bruxelles afin d'adopter les orientations de négociations.

"Le chantier est si vaste que deux ans seront bien insuffisants" pour boucler les négociations, estime Catherine Barnard, professeur de droit européen à l'université de Cambridge, soulignant "qu'à chaque pierre soulevée, d'autres apparaissent". C'est la raison pour laquelle les 27 veulent une "approche échelonnée" avec comme objectif prioritaire de négocier d'abord les conditions de l'accord de "divorce". Elle a expliqué avoir signé la lettre officielle pour lancer les négociations du Brexit en activant l'article 50 du traité sur l'Union européenne. Mais "des jours meilleurs" se profilent, a-t-elle ajouté, appelant le pays à rester uni face aux soubresauts qui l'attendent. Le ministre chargé du Brexit, David Davis, avait lui assuré que ce "n'était pas une menace" mais un "argument pour obtenir un accord" avec Bruxelles.

- clarifier le sort des plus de 3 millions de ressortissants européens au Royaume-Uni et du plus d'un million de Britanniques résidant dans un autre Etat membre, et lever les incertitudes pesant sur la frontière entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord, province britannique.

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Et rappelle la légitimité qu'il tire de la primaire de janvier. "La logique, c'est qu'on respecte le vainqueur de cette élection". Jean-Yves Le Drian l'a justifié vendredi dans une interview à " Ouest France ".

Les Européens souhaitent commencer la négociation en présentant à Londres l'addition de la sortie du club, un montant qu'ils chiffrent jusqu'à 60 milliards d'euros, représentant les engagements pris par Londres.

Son ministre des Finances Philip Hammond avait toutefois prévenu plus tôt que Londres "ne reconnaît pas les montants parfois très importants qui ont circulé à Bruxelles".

Les deux parties ont ensuite deux ans pour parvenir à un arrangement (article 50 du traité de Lisbonne).

"Nous regrettons que le Royaume-Uni quitte l'UE, mais nous sommes prêts pour la procédure que nous devons désormais suivre", est-t-il précisé dans ce communiqué rédigé au nom des 27 dirigeants des Etats membres de l'Union.

Les négociations en tant que telles ne démarreront pas avant deux mois, le temps que les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union prennent officiellement acte de la décision britannique, puis s'accordent sur un mandat pour le négociateur en chef de la Commission, le Français Michel Barnier.

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