Débat animé des candidats sur fond d'incertitude record — France/présidentielle

La baromètres des éditorialistes-

Montage BFMTV

Pour leur part, les deux favoris des sondages pour le premier tour, le 23 avril, crédités d'environ 26% chacun, Marine Le Pen, la dirigeante d'extrême droite, et Emmanuel Macron, ancien ministre du président socialiste François Hollande repositionné au centre, se sont affrontés sur la sortie de l'euro. "Donc vous irez leur expliquer les uns et les autres que dès demain c'est fini pour eux", a répliqué M. Macron, face à M. Mélenchon et Mme Le Pen. Notamment sur les réseaux sociaux où ses fans publiaient leurs commentaires favorables avant même qu'il ne parle.

Invités d'emblée à résumer en une minute leurs motivations, François Fillon a mis en avant sa "force", alors qu'il est empêtré depuis 25 janvier dans des affaires judiciaires. "Je trouve que c'est toujours bon le débat, insistait-il plus tôt dans la journée sur LCP". Mais je ne pense pas que cela corresponde à une véritable victoire de Jean-Luc Mélenchon: sur les petites phrases il s'est fait déborder par Philippe Poutou, sur la défense des prolétaires, de même, il avait de la concurrence à sa gauche.

Quatrième des sondages, le représentant de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon s'en est lui pris à "la finance", qui "doit rendre l'argent" et "payer le retour au plein emploi", en se disant "prêt à gouverner". "La vague se lève", s'était réjoui dimanche ce tribun de 65 ans, aux talents reconnus d'orateur.

Une incertitude qui complique le travail des instituts de sondage, sous haute surveillance après l'incapacité de leurs homologues anglo-saxons à anticiper l'élection de l'Américain Donald Trump et le vote pour le Brexit au Royaume-Uni. Mardi soir, pendant le débat qui a opposé les 11 candidats, celui du NPA Philippe Poutou s'en est pris frontalement à François Fillon et Marine Le Pen.

Sur le sujet de l'emploi et de la fonction publique, Benoît Hamon, jusque là discret, a signifié ses divergences avec le candidat LR: "J'ai un désaccord total avec François Fillon sur la manière dont il voit l'avenir de notre pays " a-t-il déclaré, en réponse à la proposition du candidat LR de supprimer 500000 postes de fonctionnaire: "Lors de la crise financière, les fonctionnaires ont tenu le pays!"

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"Ça ne fait jamais plaisir d'être deuxième", a poursuivi le numéro un de la plus ancienne organisation syndicale du pays. Il tenait tout de même a rappeler que tout secteurs confondus, son organisation reste le premier syndicat de l'héxagone.

Sur France 2, Alexis Corbière a sévèrement jugé la prestation de la présidente de Front national. En deux coups d'éclat, portant des accusations directes - susceptibles d'être attaquées pour diffamation, car ne respectant pas le principe de la présomption d'innocence, Philippe Poutou a livré la prestation sans conteste la plus forte.

"Le pire c'est que le FN qui se dit anti-système ne s'emmerde pas du tout [et] se protège grâce à l'immunité parlementaire, grâce aux lois du système", ajoute-t-il.

Plusieurs personnalités politiques ont manifestement été bluffées.

Une affirmation qui a fait bondir Benoît Hamon. ", a-t-il assené à sa rivale". "D'abord, parce que la première des choses à faire quand on est confronté au terrorisme international, c'est de maîtriser ses frontières, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui". " François Fillon, que des histoires, plus on fouille plus on sent la corruption, la triche, ce sont des bonhommes qui nous expliquent qu'il faut la rigueur, l'austérité alors qu'ils piquent dans les caisses publiques ", a dénoncé Philippe Poutou. " Monsieur Poutou, on n'accuse pas comme ça ", a réagi son adversaire politique.

Dès les premières minutes de l'émission, Philippe Poutou donne le ton en refusant de poser pour la photo aux côtés des dix autres candidats.

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