Belgique: cérémonie anniversaire des attentats

Un an après les attentats, la Belgique meurtrie mais “debout”

Un an après les attentats, la Belgique va respecter "une minute de bruit"

C'est à cette minute, le 22 mars 2016, qu'Ibrahim El Bakraoui et Najim Laachraoui, djihadistes affiliés à l'organisation État islamique (EI), ont déclenché leur charge de TATP dans le hall des départs, tuant 16 personnes.

C'était il y a un an: cette matinée 22 mars 2016 qui a fait basculer Bruxelles dans l'horreur.

Elle a été ponctuée par une ballade rock, interprétée par le mari d'une employée de l'aéroport décédée dans l'explosion, et par la lecture des noms des 15 autres personnes, de sept nationalités, qui ont perdu la vie ce jour-là à l'aéroport: Alexander, Sacha, Justine, Adelma, Rosario, Jennifer, Evita.

Le roi Philippe, en habits civils noirs, a déposé une couronne de fleurs "au nom de la nation tout entière" au pied d'un monument érigé devant l'entrée du hall des départs où s'étaient produites les deux explosions.

Les représentants des autorités se rendront ensuite à la station de métro Maelbeek, au cœur du "quartier européen", pour un hommage à l'endroit même où Khalid El Bakraoui, le frère d'Ibrahim, a actionné sa ceinture d'explosifs à 09 h 11 (08 h 11 GMT), faisant là aussi 16 morts. Au lieu d'une minute de silence, les conducteurs et contrôleurs observeront une "minute de bruit" afin de "montrer qu'ils n'oublient pas mais restent debout, contre la haine et la terreur", selon la société des transports en commun bruxellois (Stib).

D'autres événements sont prévus dans la journée: le "plus célèbre des Bruxellois", le Manneken Pis, la statue fontaine d'un petit garçon faisant pipi, recevra une nouvelle tenue de pompier [Le Point].

Sur les réseaux sociaux, comme l'an dernier, ont réapparu des dizaines de dessins de soutien à Bruxelles, le plus souvent derrière le mot dièse #Bruxellesmabelle.

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Le tribunal l'a déjà condamné à une amende de 20 000 roubles (environ 325 euros) pour avoir organisé une manifestation non autorisée.

La ville de Bruxelles, en Belgique, est aujourd'hui en deuil. Il ne se passe guère de semaine sans opérations et descentes de police.

Le pays a appris du drame, dit le premier ministre, Charles Michel.

"Il y a la possibilité de maintenir les militaires dans la rue".

Les kamikazes de Bruxelles émanaient de la même cellule jihadiste qui avait ensanglanté Paris quatre mois plus tôt sous le commandement présumé du Belgo-Marocain Abdelhamid Abaaoud.

" Lire aussi: Attentats de Bruxelles: qui est Osama Krayem, le deuxième homme du métro?".

Le couple royal a aussi inauguré une sculpture monumentale à deux pas du siège de la Commission européenne.

Afin de savoir si ces attaques auraient pu être évitées et si l'Etat belge a failli dans sa mission de protection, une commission d'enquête parlementaire a été créée en mai.

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