Attaque chimique présumée en Syrie: Poutine juge "inacceptable" d'accuser sans preuve

Attaque chimique présumée en Syrie: Poutine juge

ONU: la France met en garde la Russie contre un nouveau veto sur la Syrie

'Cette attaque sur des enfants a eu un énorme impact sur moi', a lancé le président républicain depuis les jardins de la Maison Blanche au moment où la Russie et les pays occidentaux s'opposaient de nouveau sur le dossier syrien lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU.

Perçu comme un isolationniste et hostile à l'interventionnisme de l'Amérique au Moyen-Orient, Donald Trump avait reconnu mercredi que l'attaque avait eu "un énorme impact" sur lui et que son "attitude vis-à-vis de la Syrie et d'Assad avait nettement changé".

Une attaque chimique présumée a fait mardi au moins 100 morts, dont 11 enfants, et quelque 400 victimes, dans une ville rebelle en Syrie. Les victimes sont donc des blessés, des malades, des médecins et des militants ont ajouté l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Depuis le début du conflit, la France n'a eu de cesse que de faire en sorte que la communauté internationale fasse toute la lumière sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, identifie les responsabilités et en tire les conséquences qui s'imposent afin d'y mettre un terme (...) Elle a, encore récemment, pris l'initiative d'une résolution destinée à sanctionner les responsables de ces attaques qui a fait l'objet d'un veto " russe et chinois, a poursuivi M. Ayrault". Choqué par ce raid qui a "franchi de nombreuses lignes", le président américain estime que la mort de ces civils constitue un "affront à l'humanité".

L'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley a déclaré lundi que le président Bachar al-Assad était un "criminel de guerre", "une entrave à la paix pour longtemps" et la manière dont il traite les Syriens est "répugnante". " Combien d'enfants devront encore mourir avant que la Russie ne s'en soucie?".

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont présenté un texte de résolution condamnant l'attaque et appelant à une enquête rapide. Le secrétaire à la Défense James Mattis en discuterait avec le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, le général H.R. McMaster.

Sur le terrain, des médecins tentent de sauver les blessés les plus graves parmi les plus de 160 personnes soignées après l'attaque.

Karine Berger attend "une réaction" après l'annonce de Le Drian — PS
Et rappelle la légitimité qu'il tire de la primaire de janvier. "La logique, c'est qu'on respecte le vainqueur de cette élection". Jean-Yves Le Drian l'a justifié vendredi dans une interview à " Ouest France ".

► Des images du correspondant de l'AFP ont montré des corps sans vie sur la chaussée, des habitants pris de spasmes et de crises de suffocation.

En août 2013, le régime a été accusé d'avoir utilisé du gaz sarin dans une attaque contre deux secteurs rebelles en périphérie de Damas qui avait fait plus 1400 morts, selon Washington.

S'exprimant lors d'une conférence de presse ce 6 avril, il a déclaré que l'armée syrienne n'utiliserait jamais ce type d'armes "contre son peuple, ni même contre des terroristes". En explosant, ces dernières se sont disséminées dans l'atmosphère.

Interrogé quant à une éventuelle enquête indépendante sur place, qui permettrait d'établir les conditions exactes dans lesquelles la contamination s'est produite, le ministre syrien a expliqué que les expériences similaires conduites par le passé n'avaient pas été "encourageantes". L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a pour sa part indiqué " rassembler et analyser des informations de toutes les sources disponibles ".

Par le biais d'un communiqué de l'Élysée, François Hollande a évoqué mercredi, un "crime de guerre". Pour le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson, "toutes les preuves (.) laissent penser que le régime d'Assad" a utilisé "des armes illégales en toute connaissance de cause".

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, dont le pays soutient les rebelles, a qualifié d'" assassin " M. Assad en lui imputant l'attaque.

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