Al-Assad doit quitter le pouvoir — Tillerson depuis Moscou

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson arrivent à une conférence de presse après leurs discussions à Moscou le 12 avril 2017  AFP

Al-Assad doit quitter le pouvoir — Tillerson depuis Moscou

En ce qui a trait au rôle des États-Unis dans les efforts internationaux pour mettre un terme à la guerre civile qui ravage son pays, le président syrien estime que Washington " n'est pas sérieux ".

Rare signe de détente, M. Lavrov a indiqué que "le président Poutine (était) prêt à rétablir" l'accord de prévention des incidents aériens en vigueur en Syrie jusqu'à la frappe américaine du 6 avril.

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"Si on ne retient pas les leçons du passé."

". Rex Tillerson et Sergueï Lavrov évitant même de se regarder.

En réponse à une question qui lui a été posée, le Secrétaire d'Etat américain a déclaré qu'al-Assad avait mérité le qualificatif "animal" que le président Trump lui a attribué, à cause des atrocités et des crimes dont il est responsable.

Dans une interview exclusive à l'AFP, le présidentsyrien a répondu aux accusations des occidentaux. "Notre impression est que l'Occident, principalement les Etats-Unis, est complice des terroristes et qu'il a monté toute cette histoire pour servir de prétexte à l'attaque" américaine du 7 avril contre une base aérienne.

Quelques heures avant de recevoir le responsable américain, Vladimir Poutine avait déclaré que les relations entre Moscou et Washington étaient désormais à un niveau pire qu'à l'époque de la présidence de Barack Obama.

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Le président américain recevra justement le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, mercredi à la Maison Blanche. Lavrov, se disant 'ouvert au dialogue dans tous les domaines'.

Mais les derniers évènements ont provoqué un nouveau regain de tensions aux accents de Guerre froide et éclipsé tous les autres dossiers.

Au début de son entretien avec le secrétaire d'État, M.Lavrov a dit vouloir comprendre "les intentions réelles" des États-Unis, afin d'éviter une "récidive" de la frappe américaine en Syrie et de travailler à la création d'un "front commun contre le terrorisme". Dans la droite ligne de cette journée glaciale, la Russie a opposé ce soir son veto à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie.

"Nous avons refusé le projet parce que le responsable a été désigné, dans ce projet, sans attendre les résultats de l'enquête", explique sur France-Info Artem Studennikov, chef de mission adjoint de l'ambassade de Russie en France. Une rencontre tripartite entre Lavrov et les chefs de la diplomatie syrien Walid Mouallem et iranien Mohammad Javad Zarif est prévue cette fin de semaine à Moscou, rapporte l'AFP.

La diplomatie russe a indiqué dans un communiqué espérer des "négociations productives" avec M. Tillerson, qui doit atterrir dans la capitale russe dans l'après-midi pour une visite officielle de deux jours.

Sur le terrain, un accord pour évacuer quatre villes syriennes assiégées a commencé à être appliqué mercredi, 30.000 personnes devant être évacués de deux localités aux mains du régime dans la province d'Idleb et de deux enclaves rebelles assiégées par les forces gouvernementales dans la province de Damas.

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