Pas de raz de marée pour Geert Wilders

Pays-Bas : l’inquiétant Geert Wilders

Pays-Bas : l'islam au coeur d'un débat national

Il risque toutefois d'avoir une résonance toute particulière alors que les Pays-Bas et la Turquie sont engagées depuis quelques jours dans un redoutable bras de fer diplomatique (voir ci contre).

C'est une année cruciale pour les életions en Europe occidentale.

Le Premier ministre, Mark Rutte, a déclaré que les Néerlandais ont deux options lors de ce scrutin: le chaos ou la stabilité.

Geert Wilders a pointé à nouveau en tête des sondages à partir de 2015, lorsque la question de l'accueil des réfugiés a de nouveau polarisé les débats.

Le VVD du Premier ministre libéral reste en tête dans ces enquêtes avec 24 sièges, talonné par le PVV de Geert Wilders et l'Appel chrétien démocrate (CDA), crédités tous deux de 22 sièges, ainsi que par les écologistes de GroenLinks avec 20 sièges sur les 150 que compte la chambre basse du parlement. Même si son PVV devenait la plus grande formation à l'issue du scrutin, ce qui est peu probable aux yeux des analystes, le député controversé ne figurera probablement pas au gouvernement, la majorité des autres partis ayant juré de ne pas collaborer avec lui.

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Dans ce contexte, Le Canard enchaîné livre de nouvelles précisions sur les intentions du candidat malheureux à la primaire du PS. En désignant Benoît Hamon, la primaire socialiste est peut-être en train d'accélérer une recomposition de toute la gauche.

Pour l'Europe, c'est un signal fort. Le PVV est connu de longue date pour être un parti eurosceptique.

Autour de thèmes allant de l'identité néerlandaise aux discriminations, au jihadisme et à la séparation entre l'Eglise et l'Etat, ils ont fait part de leurs inquiétudes, de leurs peurs et de leur incompréhension quant aux divisions qu'ils ressentent au sein de la société. Le candidat anti-immigration et islamophobe est un allié de Marine Le Pen, en France.

Prenant volontiers exemple sur les outrances de Donald Trump contre les Mexicains, Wilders s'est distingué par ses diatribes contre "la racaille marocaine" après s'être offert une condamnation pour discrimination, et par ses promesses d'interdire la construction de mosquée ou le Coran. C'est ce qui lui vaut d'ailleurs d'effectuer une percée inattendue dans les sondages pour les élections législatives néerlandaises, ce mercredi. En 2012, quand la crise grecque éclate, le leader du PVV menace de retirer son soutien au gouvernement si l'aide financière à la Grèce se faisait "au détriment du contribuable néerlandais", provoquant la chute du gouvernement en pleine crise de l'euro.

Ce 15 mars, les Néerlandais votent pour choisir leur Premier ministre. "Tant de choses se sont passées dans le monde qu'il est difficile de se positionner correctement, donc je ne sais pas encore pour qui je vais voter, mais je vais quand-même voter". Les résultats de l'extrême droite seront scrutés à la loupe car ils vont donner une indication sur sa progression dans l'Union européenne.

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