Manuel Valls dénonce la "dérive" et le "sectarisme" de Benoît Hamon — Présidentielle

Benoît Hamon lors d'un meeting aux Abymes, le 11 mars 2017

Benoît Hamon lors d'un meeting aux Abymes, le 11 mars 2017

"Manuel Valls fera ce qu'il pense bon, en conscience". En désignant Benoît Hamon, la primaire socialiste est peut-être en train d'accélérer une recomposition de toute la gauche. Mais dans un retournement de situation, le 14 mars, Manuel Valls s'est littéralement déchaîné au sujet Benoît Hamon: "Je ne peux pas me retrouver dans ce que je considère comme une dérive [.] Nous ne pouvons pas accepter une gauche qui se replie sur elle-même et parfois dans une forme de sectarisme".

Selon lui, "Emmanuel Macron porte un projet qui dépasse le PS, la gauche et la droite". "Ca ne lui servira nullement.je crois qu'au contraire, ça va continuer d'entacher son image", abonde un autre membre de l'entourage de M. Hamon. "Non, je n'ai pas le blues de Matignon", confie ainsi le désormais simple député d'Evry (Essonne) qui a même pris. deux kilos!

Selon des sources concordantes parmi les proches de l'ex-Premier ministre, plusieurs lignes s'affrontent quant à l'attitude à adopter.

"Je ne comprends pas ce que Valls fait", s'étonne un des rares soutiens de M. Hamon au gouvernement. "Il a intérêt à soutenir Hamon du bout des lèvres, tout en disant qu'il n'est pas d'accord sur le fond". "Devant ses soutiens mardi soir, Manuel Valls aurait ainsi espéré: " Nous ne voulons ni du FN, ni d'un second tour Fillon/Le Pen " mais que " le camp progressiste, la gauche, l'emporte ". Car, estime Manuel Valls, "l'affaire François Fillon a laissé des traces profondes" chez les Français et les sympathisants de gauche. Il faut donc mettre tout en œuvre pour éviter un second tour Fillon-Le Pen, avertit M. Valls. Dans ce contexte, Le Canard enchaîné livre de nouvelles précisions sur les intentions du candidat malheureux à la primaire du PS.

Aurier pas sanctionné pour son entrée interminable — PSG
Le joueur doit remettre ses chaussettes, son short, lacer ses chaussures Lair agacé de son entraîneur Unai Emery en dit long. Mais le PSG, qui estime qu'il y a d'autres problèmes à régler au sein du club, ne sanctionnera pas son défenseur.

Pour l'ancien Premier ministre, la priorité est de faire barrage à Marine Le Pen. De laisser passer la fin des parrainages, les meetings du week-end, le premier grand débat de lundi.

A 40 jours de la présidentielle, le Parti socialiste va mal. En plus d'une campagne présidentielle à la peine, une partie des représentants de l'aile droite du parti est tentée par le candidat d'En Marche quand la direction du PS louvoie face aux divisions. Parti socialiste, les Républicains, centristes: "C'est l'heure de la coalition", pronostique-t-il en espérant, alors, tirer son épingle du jeu.

Retrouvez notre reportage avec Manuel Valls à Madrid dans Paris Match n°3539 en kiosques mercredi.

Pas de raz de marée pour Geert Wilders