Le populisme est contenu, les pro-européens progressent — Pays-Bas

Des manifestants turcs à Rotterdam Pays-Bas le 11 mars 2017

REUTERS Yves Herman En représailles aux actions des Pays-Bas Ankara imposera certainement des sanctions

Déception pour le leader anti-islam et anti-immigration d'extrême droite Geert Wilders qui espérait créer la surprise ce mercredi lors des législatives, et incarner la troisième rébellion antisystème réussie d'Occident après le Brexit et la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine. Déjà marquée par des questions d'identité et d'immigration dans ce pays de 17 millions d'habitants, la campagne a été phagocytée par l'éclatement, le week-end dernier, d'une crise diplomatique avec Ankara. Alors qu'il se promettait de bannir les musulmans des Pays-Bas et qu'il comparait volontiers le Coran au Mein Kampf de Hitler, la tension avec la Turquie à propos des manifestations électorales que les dirigeants turcs voulaient organiser aux Pays-Bas en vue du référendum du 16 avril sur le renforcement des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan, lui donnait des arguments.

Vingt-huit formations politiques étaient en lice pour ces élections législatives. Sur la base du dépouillement de 93% des suffrages, le parti libéral du Premier Ministre Mark Rutte est crédité de 21,2% des voix, une perte par rapport aux élections précédentes certes, mais le parti devance le PVV de Geert Wilders crédité de 13,1%.

Depuis plusieurs jours, les sondages montraient un recul du parti populiste de Geert Wilders et une résistance du parti de droite au pouvoir: celui du Premier ministre Mark Rutte. Non seulement, la formation d'extrême droite se trouve nettement distancée par son rival libéral, le VVD, mais, avec dix-neuf élus, soit quatre de plus que dans la Chambre sortant, elle se retrouve à égalité avec les chrétiens-démocrates du CDA, et les libéraux de gauche de D66, en hausse respective de sept et de six sièges. Les premiers sondages de sortie des urnes étaient attendus peu après.

Mais le Premier ministre Mark Rutte a encore dit lundi qu'il y avait de vraies chances que Geert Wilders remporte le vote populaire.

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81,2% des 12,9 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes, alors qu'aux dernières élections, en 2010 et en 2012, le taux de participation se chiffrait à 74,6% et à 75,3%.

Après l'élection, les 150 députés se réuniront le 23 mars. Mark Rutte lui-même a diffusé une lettre ouverte dans la presse intitulée "agissez normalement ou partez". Jamais ce parti, qui a depuis la guerre toujours été le premier ou le second parti du pays, n'avait obtenu un score aussi bas dans une élection aux Pays-Bas. Au total, ces négociations peuvent durer des semaines, voire des mois, avant la nomination effective d'un gouvernement.

- Malgré la proportionnelle, les électeurs choisissent pour quel député ils votent.

Un nombre record de 28 partis présentent des listes. 31% des partisans du Parti socialiste néerlandais partagent cette position. La dernière place est souvent occupée par une personnalité qui souhaite apporter symboliquement son soutien à la liste.

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