Karine Berger attend "une réaction" après l'annonce de Le Drian — PS

Le ministre de la Défense Jean Yves Le Drian

Le ministre de la Défense Jean Yves Le Drian- David Nivière SIPA

Certes, la "désertion " de Jean-Yves Le Drian était prévisible.

"Comme la majorité des Français, je refuse que le choix de l'élection présidentielle se réduise à un choix entre l'extrême droite et une droite dure". Jean-Yves Le Drian l'a justifié vendredi dans une interview à "Ouest France".

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a déclaré le 24 mars que la bataille pour la reprise de la ville de Raqqa, fief de l'Etat islamique en Syrie, commencerait "dans les jours qui viennent".

Nolan, le jeune homme qui avait giflé Valls, candidat à la présidentielle
Reste à savoir s'il parviendra à obtenir les 500 parrainages nécessaires avant la date limite du 17 mars. Il assure sans sourciller qu'il s'agit d'"un geste d'honneur".

Le ministre de la Défense, proche de François Hollande et ancien soutien de Manuel Valls à la primaire, dit aussi qu'il n'est pas intéressé par un nouveau bail au ministère qu'il dirige depuis 2012. "Au regard de ses fonctions et de l'engagement et de la place qu'il a donnée à la défense de la France, je crois que ce n'est pas le bon mot", mais "je comprends que Benoît Hamon en soit affecté" dit-elle. "Sans doute faudra-t-il qu'il se remette en cause, et je souhaite y travailler". Mais elle vient confirmer que la campagne du candidat socialiste patine sérieusement. "C'est un socialisme nuancé qui nous éloigne beaucoup des grands principes et des grandes valeurs qui ont fait la richesse et la force des conquêtes qu'a permis le PS dans l'histoire de ce pays", a insisté Benoît Hamon avant de lancer une dernière pique: "parlons de calcul politique, mais ne parlons pas de socialiste". De nombreux élus socialistes des Hauts-de-France, fédération importante pour le Parti socialiste, le suivent et sont en accord avec sa démarche. "Je ne m'attendais pas à autant de trahisons". "Je n'attendais rien de lui". Et rappelle la légitimité qu'il tire de la primaire de janvier. "La logique, c'est qu'on respecte le vainqueur de cette élection".

Interrogé sur l'éventualité que Emmanuel Macron lui demande de rester à son poste, Jean-Yves Le Drian répond: "Mon horizon, c'est la Bretagne", mais il est cependant prêt à "toujours lui apporter" son "expertise des questions géopolitiques".

Pays-Bas: le sélectionneur Danny Blind limogé