Affaire Tapie : le parquet réclame le renvoi en correctionnelle de Bernard Tapie

Le parquet de Paris a requis lundi le renvoi en correctionnelle des six personnes mises en examen dans l'enquête sur l'arbitrage dit Tapie parmi lesquelles Bernard Tapie et le PDG d'Orange Stéphane Richard

Affaire Tapie : le parquet requiert le renvoi en procès de Bernard Tapie et Stéphane Richard

Dans le détail, le ministère public demande que soient jugés devant le tribunal correctionnel Bernard Tapie, son avocat Maurice Lantourne, le PDG d'Orange, Stéphane Richard, à l'époque directeur de cabinet de la ministre Christine Lagarde à Bercy, l'un des trois arbitres chargés de rendre la sentence contestée, Pierre Estoup, et enfin Jean-François Rocchi et Bernard Scemama, alors présidents du CDR et de l'EPFR, les entités chargées de solder l'héritage du Crédit lyonnais.

"Dans l'affaire dite de l'" arbitrage Tapie ", le parquet de Paris a requis, dans un réquisitoire définitif signé le 6 mars, le renvoi devant le tribunal correctionnel de Bernard Tapie, pour escroquerie en bande organisée et détournement de fonds publics.

Nouveau rebondissement dans l'affaire Tapie. Mais il s'est pourvu en cassation, et ce recours est toujours pendant devant la plus haute juridiction.

C'est également dans ce dossier que Christine Lagarde, aujourd'hui directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) a été reconnue le 19 décembre coupable de "négligence" par la Cour de justice de la République, mais dispensée de peine et d'inscription au casier judiciaire, une décision qui a suscité de vives critiques.

Le parquet de Paris a demandé un procès pour Bernard Tapie et cinq autres personnes dans l'enquête sur l'arbitrage qui a permis à l'homme d'affaires de toucher 404 millions d'euros pour régler son litige avec le Crédit lyonnais, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

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Tout au long de la procédure, Pierre Estoup a "systématiquement oeuvré en faveur des intérêts de Bernard Tapie". Le parquet requiert que ces six protagonistes de ce scandale politico-financier soient renvoyés pour "escroquerie en bande organisée". Bernard Tapie crie à la fraude.

Pierre Estoup est soupçonné d'avoir pris en main l'écriture de la sentence et relégué au rang de figurants ses deux confrères, Pierre Mazeaud et Jean-Denis Bredin, témoins assistés dans l'enquête.

"Faux", a réagi son avocat, Renaud Bertin.

Le parquet met aussi en avant le rôle joué par le pouvoir de l'époque, soulignant que le choix de l'arbitrage est "le résultat d'une volonté ancienne et devenue efficace après l'élection de Nicolas Sarkozy".

Il lui aurait ainsi caché la tenue, le 30 juillet 2007, d'une réunion cruciale à l'Elysée au cours de laquelle le principe de recourir à l'arbitrage aurait été validé et à laquelle il participait en compagnie notamment de Claude Guéant et Bernard Tapie. Selon des protagonistes, l'homme d'affaires avait plaidé sa cause notamment en présence du secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant et de Stéphane Richard.

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