Selon Schäuble, les créanciers de la Grèce ont trouvé une "position"

Athènes le 11 février

ZOOM À Athènes le 11 février. ANGELOS TZORTZINIS AFP

La situation grecque est-elle en passe de se débloquer?

Athènes a décidé de prendre des mesures qui devraient permettre de remplir les objectifs budgétaires fixés par ses créanciers européens afin d'avancer les négociations sur son plan de sauvetage.

Après l'annonce de ce geste, les chefs de mission (représentants de l'UE et du FMI) vont pouvoir retourner en Grèce pour finaliser l'accord.

Un peu plus tôt dans la journée, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, avait déclaré "partir du principe" que les créanciers de la Grèce avaient "maintenant une position commune". Les réformes décidées doivent permettre de conclure un point d'étape "qui doit déboucher sur un accord complet et définitif permettant le déboursement d'une nouvelle tranche du prêt de 86 milliards d'euros", a-t-il expliqué. "Nous avons franchi un pas important vers une conclusion de la seconde revue", s'est de son côté félicité Pierre Moscovici, le commissaire européen aux Affaires économiques, tout en soulignant qu'il restait encore du travail.

Envoyé Spécial sonnera-t-il le glas de Fillon?
Cette élégante formule est signée Jacques Chirac et ce n'est pas François Fillon qui la démentira. Une enquête judiciaire a été ouverte pour détournements de fonds publics et abus de bien sociaux.

Non convaincu par les arguments des Européens, le FMI, qui a joué un rôle central lors des deux premiers plans de sauvetage de la Grèce, en 2010 et 2012, est pour l'instant un simple conseiller technique dans le troisième plan et refuse de s'engager financièrement, au grand dam de l'Allemagne.

Il s'agirait d'une réforme des retraites (permettant de réduire les dépenses) et des mesures fiscales (pour augmenter les recettes). Pour Athènes, Berlin doit cesser de différer des mesures d'allègement à moyen terme de la dette grecque et renoncer à sa "demande aberrante" d'un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) grec de 3,5% du PIB jusqu'en 2029. La zone euro mise elle sur 3,5%.

Jeroen Dijsselbloem a ajouté espérer qu'un accord sur les réformes en Grèce et le prochain versement puisse être conclu "dès que possible" mais il s'est refusé à répondre à une question sur un lien éventuel entre le prochain versement de l'aide et la participation du Fonds monétaire international (FMI) au plan de soutien à Athènes.

Deuxième point d'achoppement: le nombre d'années pendant lesquelles la Grèce doit dégager un excédent budgétaire primaire de 3,5% du PIB après 2018. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

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