Les USA ne veulent pas qu'un Palestinien représente l'Onu en Libye

Salam Fayyad va devoir gérer le conflit institutionnel libyen

Salam Fayyad va devoir gérer le conflit institutionnel libyen

Nations unies (Etats-Unis) - Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a défendu samedi par la voie de son porte-parole son choix de l'ancien Premier ministre palestinien Salam Fayyad comme émissaire de l'ONU en Libye, une nomination qui a été bloquée par les Etats-Unis. On ignore pour l'instant si cette objection, exprimée dans un communiqué publié en fin de journée vendredi par Nikki Haley, l'ambassadrice américaine à l'Onu, revient à barrer définitivement la route à cette nomination. Stéphane Dujarric a répondu que "le personnel des Nations unies sert strictement en fonction de ses capacités personnelles" et ne représente aucun pays ou gouvernement.

Les nominations des représentants spéciaux du secrétaire général de l'ONU doivent obtenir l'approbation unanime des 15 membres du Conseil de sécurité.

"Trop souvent, les Nations Unies favorisent les Palestiniens au détriment de notre allié Israël", - dit-elle. "Le secrétaire général réaffirme son engagement à recruter des personnalités qualifiées en respectant la diversité régionale et note qu'entre autres, aucun Israélien et aucun Palestinien n'ont occupé un poste à responsabilité élevée aux Nations unies", a-t-il ajouté.

Salam Fayyad, ancien haut dirigeant du Fonds monétaire international, a dirigé le gouvernement palestinien de 2007 à 2013.

Il devait remplacer l'Allemand Martin Kobler, émissaire de l'ONU en Libye depuis novembre 2015.

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Pour mémoire, c'est depuis l'accession à la souveraineté nationale de l'Angola en 1975 que Dos Santos dirigeait le pays. Son successeur à la tête du MPLA devrait être le futur président de l'Angola si le parti remporte les législatives.

Le changement de politique américaine envers l'Autorité Palestinienne se ressent aussi à l'ONU.

"A partir de maintenant, les États-Unis agiront et ne feront pas que parler pour soutenir nos alliés", a ajouté Nikki Haley.

Le président américain Donald Trump avait menacé les Nations Unies de mesures de rétorsions après l'adoption, en décembre, par le Conseil de sécurité d'une résolution condamnant les colonies israéliennes dans les Territoires palestiniens.

Le représentant permanent d'Israël Danny Danon a accueilli avec enthousiasme les actions des États-Unis comme une "nouvelle ère" à l'ONU.

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