Les parlementaires LR inquiets se réunissent — Affaire Fillon

Affaire Penelope Fillon: François Fillon risque-t-il la mise en examen

Affaire Fillon : même les proches du candidat ne croient plus au classement sans suite

Ils y rappellent que le délai de 15 jours, demandé le 1 er février par l'ex-Premier ministre depuis son QG "expire" et "aucune clarification n'est à ce jour intervenue". Ce dernier avait alors demandé aux parlementaires de "tenir quinze jours ".

Il a par ailleurs fermé la porte à une réunion du bureau politique des Républicains, comme le réclamaient les frondeurs: "Il y a eu une primaire".

La veille, en effet, dix-sept parlementaires LR s'étaient réunis, à deux pas de l'Assemblée nationale, pour évoquer ouvertement la nécessité de son retrait.

Au retour d'un déplacement à La Réunion, le fond du discours du vainqueur de la primaire présidentielle reste le même. Les gens espéraient une alternance, la situation se transforme en cauchemar. "(.) Cela poserait le problème de l'effacement de notre famille politique".

Que faire, en effet, si les ennuis judiciaires de François Fillon venaient à se compliquer d'ici là? "J'ai besoin que vous m'aidiez ", a-t-il lancé aux parlementaires.

En pleine tempête judiciaire, pas question de renoncer pour François Fillon.

L'A13 coupée dans les Yvelines après un carambolage : "De très nombreux blessés"
Les blessés légers ont été conduits dans un gymnase ouvert pour l'occasion à Aubergenville. La circulation n'a repris que peu après 11H00, a constaté la journaliste de l'AFP .

Finalement, c'est un soutien massif au candidat qui a prévalu en réunion de groupe, notamment de la part de son président sarkozyste Christian Jacob.

Vers une convocation du bureau politique? François Fillon réaffirme sa volonté d'être le candidat de la droite alors que de nouvelles révélations pourraient encore l'affaiblir mercredi.

L'intéressé ne s'est fixé qu'une limite: une mise en examen serait "la seule chose " qui l'empêcherait d'être en lice jusqu'au bout, a-t-il précisé dès le 26 janvier. "J'ai été choisi par des millions de Français".

"Ce n'est pas je ne sais quelle instance du parti qui va décider du candidat à l'élection présidentielle". Et pour cause, la procédure d'envoi des parrainages au Conseil constitutionnel ouvrira le 25 février et s'étalera jusqu'au 17 mars. Sa décision sur l'affaire Fillon, l'une des plus importantes de sa carrière, devrait intervenir cette semaine.

Aux multiples nuages qui s'accumulent, s'ajoute un sondage Elabe, qui place François Fillon en troisième position au premier tour, derrière Marine Le Pen et Emmanuel Macron, et accrédite l'hypothèse d'une élimination au premier tour.

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