Charles Michel à Mike Pence: la Belgique refuse la "fragmentation" de l'Europe

Jim Mattis et Ursula von der Leyen vendredi à Munich

Le ministre français des Affaires étrangères attendu à la 53e Conférence sur la sécurité de Munich (17.02.2017)

La Russie a prôné samedi à Munich un ordre mondial " post-occidental", au moment même où les États-Unis réaffirmaient leur alliance à une Europe déstabilisée par l'arrivée de Donald Trump.

Réaffirmant l'engagement militaire américain dans l'OTAN, le vice-président a repris la position exprimée cette semaine par le secrétaire à la Défense, James Mattis, lors de sa première rencontre avec ses homologues de l'Alliance atlantique à Bruxelles.

M. Michel avait auparavant indiqué à la RTBF qu'il soulignerait que les Etats-Unis et l'Europe ne sont capables de résoudre les problèmes mondiaux qu'ensemble. La chancelière allemande, Angela Merkel, s'est, elle, lancée dans un plaidoyer contre les égoïsmes nationaux, alors que les Occidentaux craignent un repli sur soi des Américains.

Mike Pence a rappelé que plusieurs pays membres ne se sont pas engagés de " manière claire et crédible " dans un effort financier suffisant d'armement.

"Les dirigeants responsables doivent faire un choix".

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault a cependant regretté sur Twitter que le vice-président n'aie pas dit "un mot sur l'UE", un sujet sur lequel il était pourtant attendu car Donald Trump a par le passé loué le Brexit et semblé souhaité un éclatement de l'Union européenne. "J'espère que ce choix sera celui d'un ordre mondial démocratique et juste", a ajouté l'homme de confiance de Vladimir Poutine, qualifiant au passage l'Otan de "vestige de la Guerre froide ".

Macron battrait Le Pen au second tour, Fillon aussi — Sondage présidentielle
Le socialiste Benoît Hamon est également stable, à 16%, comme Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise, 13%). Autre critique qui touche Emmanuel Macron: l'absence de transparence autour de ses donateurs.

Dans le climat d'incertitude qui entoure l'ordre international et particulièrement l'avenir des relations russo-américaines sous Donald Trump, M. Lavrov a proposé à Washington des " relations pragmatiques de respect mutuel ".

"Sachez que les États-Unis continueront de demander des comptes à la Russie, même si nous cherchons des terrains d'entente".

" La promesse de partager le fardeau n'a pas été remplie depuis bien trop longtemps", y compris " par nos plus grands alliés", a-t-il dit, visant implicitement l'Allemagne et la France. "Le temps est venu de faire plus". "Comme vous le savez le président Trump pense que c'est possible", a dit M. Pence, réclamant notamment la mise en oeuvre par Moscou des accords de paix de Minsk sur l'Ukraine.

Si les Européens ne sont pas opposés sur le principe de passer à la caisse, ils ont aussi souligné que les dépenses militaires ne devaient pas être le seul facteur, l'aide au développement ou l'accueil des demandeurs d'asile étant autant de mesures coûteuses et nécessaires pour la stabilité mondiale et la sécurité transatlantique.

Ce vendredi, alors que la diplomatie de l'administration Trump suscite mille interrogations et pâtit du chaos qui règne à la Maison Blanche, c'est la ministre allemande de la Défense, Ursula von Der Leyen, qui a tenu un discours très remarqué.

Le doigt d'honneur d'Ancelotti aux supporters — Bayern