Aulnay-sous-Bois. 26 interpellations après une troisième nuit de tensions

Les faits de violence se seraient déroulés sur la voie publique

Les faits de violence se seraient déroulés sur la voie publique. | Infographie Ouest-France

Bernard Cazeneuve a plaidé mardi pour "la plus grande fermeté" contre les forces de l'ordre qui se rendraient coupables de "manquements graves", dans une réaction aux poursuites engagées contre quatre policiers d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Aucun autre détail n'est donné, notamment le nombre de balles tirées ou de tireurs. Le photographe de Taranis News qui était sur place, et qui a publié une photo de douilles ramassées sur la voie publique, précise à Libération que ce sont des habitants du quartier qui l'ont alerté sur les tirs "entre minuit dix et minuit vingt". En parallèle, une marche blanche a été organisée en soutien à sa famille lundi après-midi.

Une fois arrivé au commissariat, Théo est accroché à un banc mais, selon ses dires, il ne peut "pas s'asseoir". Vendredi soir, les gardes à vue des quatre suspects, appartenant à la brigade spécialisée de terrain (BST), devaient être prolongées. A un jeune qui demande pourquoi un des agents le menace d'une amende de 450 €, ce dernier aurait répliqué par une "grosse gifle".

Le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux a souhaité samedi dans un communiqué "que toute la lumière soit faite sur les accusations d'une extrême gravité portées à l'encontre de ces fonctionnaires", prévenant que des "sanctions" seraient prises "s'il était avéré que les règles déontologiques, éthiques et de droit n'ont pas été scrupuleusement respectées". Théo, le jeune blessé, a accepté de témoigner pour BFMTV.

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Les faits se sont produits dans le quartier de la Rose des Vents, jeudi dernier vers 17 heures.

La préfecture a confirmé à Buzzfeed que "des policiers encerclés et acculés, sans aucun autre moyen de défense mis à leur disposition, ont fait usage de leur arme à feu". Depuis son lit d'hôpital, Théo a raconté son calvaire à une équipe de journalistes de BFM TV. Une matraque aurait été introduite dans l'anus de la victime qui a été hospitalisée. Le jeune homme blessé jeudi par des policiers les accuse de viol, et aussi d'insultes racistes.

Théo poursuit: "je croyais que j'allais mourir". Pantalon baissé, il est alors sodomisé avec la matraque de l'un de ses agresseurs, des tâches de sang couvrant les murs. Les deux policiers sur les côtés me mettent des coups, ils me traitent de tous les noms: Espèce de salope, Bamboula, T'as voulu faire le malin, regarde maintenant comment tu es.

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