Approuvez-vous le slogan de Paris 2024 "made for sharing" ?

"Made for sharing, le slogan choisi pour promouvoir la candidature de Paris 2024 à l'international

Plus remonté que l'Académie française, un collectif d'associations de défense de la langue française a lancé une procédure judiciaire contre le slogan en anglais. Mais il s'est aussi mis à dos les défenseurs de la langue française. Ce collectif a décidé de l'attaquer en justice, a déclaré vendredi leur avocat.

Le collectif rassemble notamment Francophonie avenir (AFRAV), l'Association pour la sauvegarde et l'expansion de la langue française, l'Union nationale des écrivains de France ou encore le Collectif unitaire républicain pour la résistance, l'initiative et l'émancipation linguistique (COURRIEL).

Une mise en demeure préalable a été adressée mercredi au groupement d'intérêt économique Paris-2024 et un référé en suspension sera déposé lundi au tribunal administratif de Paris, une fois reçu l'accusé de réception de la mise en demeure, a expliqué leur avocat, Me Emmanuel Ludot. Le défenseur des droits Jacques Toubon a également été saisi cette semaine, a-t-il ajouté.Selon la lettre de mise en demeure, le collectif estime que ce slogan constitue "une insulte caractérisée à la langue française".

Surtout, c'est le choix de l'anglais qui suscite la colère de l'Académie française.

L'A13 coupée dans les Yvelines après un carambolage : "De très nombreux blessés"
Les blessés légers ont été conduits dans un gymnase ouvert pour l'occasion à Aubergenville. La circulation n'a repris que peu après 11H00, a constaté la journaliste de l'AFP .

L'Académie Française a exprimé à l'unanimité sa réprobation de l'utilisation de la langue anglaise pour le choix du slogan.

Le journaliste et président de l'Académie Goncourt, Bernard Pivot, est monté au créneau. Dans cette Charte, on peut lire que "le français, langue officielle du Comité international olympique (CIO), est la première langue de l'olympisme". Le chantre de la langue française se désole que "Paris, capitale de la francophonie, fasse la courbette devant la langue qui n'est pas seulement celle de Shakespeare, mais celle de Donald Trump". Le fameux "Made for sharing" dévoilé le 3 février dernier avec la Tour Eiffel pour toile de fond étant "une faute, une ânerie, une erreur", à ses yeux.

L'institution s'était même permis de porter un jugement ironique sur la qualité du slogan, rappelant que celui-ci avait déjà été utilisé lors "de campagnes publicitaires pour des bonbons", des biscuits et des pizzas à découper.

Quoi qu'il arrive, Arsène Wenger continuera d'entraîner