À l'école, la natation mixte est obligatoire — Suisse

Jeunes musulmanes exemptées de cours de natation mixte en Suisse : la justice donne raison aux autorités helvétiques

Europe : La Cour européenne dit non à l'exemption des filles musulmanes de leurs cours de natation

Mardi le 10 janvier 2017, la Cour européenne a jugé invalide le motif religieux pour exempter les filles de leurs cours de natation mixte à l'école. Les parents turco-suisses de deux fillettes musulmanes alors âgées de sept et neuf ans ne refusaient leur participation aux cours de natation, et ce malgré que leurs filles ne soient pas encore pubère et malgré les aménagements et garanties de l'établissement. En dépit des tentatives de médiation de la part de l'école, les jeunes filles ont continué à s'absenter aux cours de natation.

La juridiction du Conseil de l'Europe a jugé que "l'intérêt des enfants à une scolarisation complète permettant une intégration sociale réussie selon les mœurs et coutumes locales prime sur le souhait des parents de voir leurs filles exemptées des cours de natation mixtes ".

Cette décision de la CDEH remet aussi en cause une vieille décision d'un tribunal suisse datant de 1993.

Dans cette affaire portée devant la Cour par des citoyens suisses d'origine turque, la CEDH a reconnu que le droit des plaignants à la liberté d'opinion religieuse entrait en contradiction avec " l'obligation pour les enfants de suivre intégralement leur scolarité et l'impératif de réussite de leur intégration ".

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Bradley Wiggins, 36 ans, est devenu en 2012 le premier coureur britannique vainqueur du Tour de France. Il compte également sept maillots de champion du monde.

Un premier recours du couple avait été rejeté par la Cour d'appel du canton de Bâle-Ville en mai 2011.

En juillet 2010, les autorités scolaires suisses leur avaient alors infligé une amende de 1400 francs pour manquement à leurs responsabilités.

Invoquant l'article 9 de la Convention européenne des droits de l'homme, le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, les parents avaient donc décidé d'aller jusqu'à Strasbourg, où la CEDH les a à son tour désavoués.

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