Situation "effrayante" pour l'ONU

Des soldats du régime syrien dans le quartier Masaken Hanano le 27 novembre 2016 à Alep

Des soldats du régime syrien dans le quartier Masaken Hanano le 27 novembre 2016 à Alep

Dans une lettre au Conseil de sécurité, la Coalition nationale de l'opposition a jugé que l'ONU devait prendre immédiatement des mesures (.) pour protéger les civils à Alep et stopper l'offensive barbare menée contre eux. L'ONU a également indiqué que des groupes rebelles à Alep-Est tentent d'empêcher les civils de fuir.

Le secteur Est, où vivent quelque 250.000 habitants, est totalement asphyxié par un siège imposé par le régime du président syrien Bachar al-Assad depuis quatre mois et subit les bombardements les plus dévastateurs depuis 13 jours.

"Les obus tombent comme la pluie, on ne peut pas mettre le nez dehors", a témoigné un correspondant de l'AFP, cloîtré chez lui.

Dans un quartier proche, au moins 26 civils ont été tués par des tirs d'artillerie du régime, selon l'OSDH.

Parmi ces morts, dont les corps jonchaient une rue, figurent des habitants qui fuyaient les combats au sol, les tirs d'artillerie et les bombardements aériens qui ne cessent pas.

Le PSG pourrait revenir à la charge pour Léon Bailey
L'ailier jamaïcain du RC Genk, Leon Bailey (19 ans), aurait pu rejoindre le Paris Saint-Germain l'été dernier. Kluivert a voulu l'emmener à Paris à tout prix, même s'il fallait le prêter ailleurs durant un an.

Les rebelles reculaient nettement lundi à Alep face aux forces du régime syrien, qui espère faire rapidement tomber la principale place forte de l'opposition grâce à ses moyens militaires supérieurs et l'aide de ses alliés étrangers. "J'ai perdu mon fils aîné, mon travail, ma maison (.) Le reste de mes enfants ne demande qu'à vivre en sécurité, ils ont vu la mort à plusieurs reprises, je veux qu'ils connaissent la vie", a-t-il dit. "L'Histoire jugera sévèrement ceux qui ne se seront pas montrés à la hauteur de cette situation. Ça brise le coeur", a déclaré Pawel Krysiek, responsable de la communication de la Croix-Rouge en Syrie.

Des milliers d'autres familles fuient vers les quartiers méridionaux d'Alep-Est toujours contrôlés par les rebelles mais doivent affronter le froid et la faim. Plus de 20 000 d'entre elles ont trouvé refuge dans la partie d'Alep contrôlée par le gouvernement tandis que 30 000 autres ont rejoint l'enclave de Cheikh Maqsoud aux mains des forces kurdes dans la deuxième ville de Syrie, selon l'OSDH. "Dans les quartiers repris par les forces du régime et les milices iraniennes, il y a des exécutions sommaires, des règlements de compte".

Près de 16.000 civils ont fui Alep-Est "au cours des derniers jours" vers d'autres parties de la ville, a annoncé mardi un haut responsable de l'ONU qui parle d'une situation "alarmante et effrayante". Les rebelles ont parallèlement tué au moins 27 civils en tirant sur les zones gouvernementales d'Alep-Ouest.

L'agence officielle Sana a indiqué que huit habitants de ces quartiers, dont deux enfants, avaient été tués mercredi par des roquettes tirées d'Alep-Est.

A New York, les quinze ambassadeurs du Conseil de sécurité de l'ONU discutaient d'Alep au cours d'une réunion urgente demandée par la France. Il s'exprimait au lendemain d'un appel similaire lancé par l'ONU et le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson.

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