Merkel devrait être réélue à la tête des conservateurs allemands

Un mineur afghan arrivé seul en 2015 et pris en charge par une famille d'accueil en Allemagne a été arrêté pour le viol et le meurtre d'une étudiante en médecine

Angela Merkel, les secrets de sa longévité politique

Il s'agit aussi de son plus mauvais score depuis qu'elle a accédé à la chancellerie il y a onze ans et son deuxième plus mauvais score de présidente du parti. Lors de sa réélection en 2014, elle avait obtenu 96,7 % des suffrages, l'un de ses meilleurs scores en 16 ans à la tête de ce parti, pilier de la vie politique d'après-guerre. Mais dans un discours d'une heure et quart, salué par plus de dix minutes d'applaudissements, Angela Merkel a vanté son bilan, tout en admettant que beaucoup de gens jugent que le monde "déraille".

Après le Brexit, le référendum en Italie qui s'est soldé par la démission de Matteo Renzi, et la poussée du "populisme", Angela Merkel se prépare à une campagne difficile.

Angela Merkel a promis qu'elle ne permettrait pas un nouvel afflux massif de migrants et de réfugiés tel que celui qu'a connu l'Allemagne en 2015, avec près de 900 000 arrivants sur son sol, ce qui lui avait valu de nombreuses critiques.

Prudente et toujours très rationnelle, l'ancienne physicienne voit son mandat assombri par l'ascension rapide d'une droite populiste et xénophobe dans un pays qui depuis la chute d'Hitler se pensait immunisée contre pareil phénomène.

Obama : Angela Merkel a été "une partenaire extraordinaire"
Barack Obama semble miser sur la dirigeante allemande pour contrer cette tendance protectionniste de son successeur. Il y a rencontré le président Prokopis Pavlopoulos ainsi que le Premier ministre Alexis Tsipras.

L'AfD prospère sur les inquiétudes d'une frange de la population, en particulier en ex-RDA, qui se sent déclassée socialement et rejette les élites.

Face à cette grogne, la CDU entend durcir le ton en matière d'immigration, en prônant un renforcement des reconduites aux frontières. Un sondage de l'institut Emnid publié dimanche attribue à la CDU-CSU 37% de soutiens, avec quinze points d'avance sur le Parti social-démocrate (SPD), son actuel allié de coalition.

Dans le même temps, elle a affiché sa fermeté dans la défense des valeurs de l'Allemagne et de son parti conservateur, réaffirmant la volonté de son gouvernement d'interdire le port du voile intégral dans certains lieux publics et rappelant que "le droit allemand prime sur la charia", la loi islamique.

Le vote a eu lieu après un discours dans lequel Mme Merkel a tenu des propos incontestablement conservateurs, disant aux membres du parti qu'elle souhaitait freiner l'afflux de migrants, accélérer les déportations et interdire les voiles intégraux lorsque possible. Lors de rencontres préparatoires au congrès, elle a essuyé les critiques virulentes de certains militants. D'autres n'ont pas digéré l'accueil des réfugiés: "Madame la chancelière, démissionnez!", lui a lancé un militant la semaine dernière en pleine réunion publique à Karlsruhe.

Fillon bat Juppé à plate couture — Primaires en France
Abdeslam refuse de répondre aux juges