DIRECT. A Alep, les forces du régime suspendent l'opération d'évacuation

Des Syriens des quartiers rebelles regroupés dans le quartier Bab al-Hadid le 8 décembre 2016- Des Syriens des quartiers rebelles regroupés dans le quartier Bab al-Hadid le 8 décembre 2016- AFP GEORGE OURFALIAN

Nouvelle trêve à Alep-Est pour évacuer civils et combattants

Suspension de l'opération d'évacuation à Alep-est L'opération d'évacuation de milliers de civils et de combattants des derniers quartiers rebelles d'Alep a été suspendue vendredi par les forces du régime, a affirmé une source de sécurité syrienne.

" Un accord a été trouvé pour faire sortir les rebelles (d'Alep), les préparatifs sont en cours", a indiqué à l'AFP un haut responsable de l'armée syrienne, sans donner de détails sur le sort des civils.

Depuis jeudi matin, quelque 3.000 combattants et plus de 300 blessés ont quitté Alep dans des autocars et des ambulances, selon bilan publié par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Dans le cadre de l'accord d'Alep, des blessés et malades de Foua et Kafraya, villages chiites sous contrôle du régime mais assiégés par les rebelles dans la province d'Idleb, pourront aussi être évacués vers des zones gouvernementales.

Au total, quelque 4000 rebelles et leurs familles sont concernés, selon la télévision syrienne, par cette opération d'évacuation.

La raison, selon une source militaire, est que "les rebelles ont ouvert le feu, ont voulu sortir des armes moyennes et ont voulu prendre des otages", c'est-à-dire des militaires ou des forces prorégime qu'ils détenaient.

D'ailleurs 25 ONG internationales ont déploré, dans une déclaration, la "faillite morale de la communauté internationale" au moment où "l'humanité rend son dernier souffle" à Alep. Cet accord prévoit l'évacuation de 15 000 personnes dont 4 000 rebelles.

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Le taux d'hospitalisation, qui est de 75%, est d'ailleurs beaucoup plus élevé que dans les autres tranches d'âge. C'est une chose à laquelle doit veiller tout parent: mettre les produits toxiques hors de portée des enfants.

La province d'Idleb est la dernière grande place forte de la rébellion.

Mais cette victoire a un coût humain exorbitant, après le déluge de feu des troupes du régime qui ont déversé pendant un mois leurs missiles, barils explosifs et obus sur les quartiers encore tenus par les rebelles dans la cité septentrionale.

"Nous sommes en train de préparer le premier contingent qui concerne des civils blessés, leurs proches, et d'autres civils", a indiqué à l'AFP Ahmad Al-Dbis, à la tête d'une unité de médecins et de volontaires qui coordonnent les évacuations.

Des centaines de civils tués, plus de 100.000 affamés et assiégés pendant quatre mois poussés à la fuite, sans compter les immenses destructions qui suscitent des comparaisons avec Berlin en 1945 ou Grozny en Tchétchénie.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a indiqué que le Conseil de sécurité de l'Onu devait se réunir vendredi sur le déploiement rapide d'observateurs à Alep-Est pour empêcher les exactions et surveiller l'arrivée de l'aide humanitaire.

L'intervention militaire russe en 2015 a permis aux troupes du régime, alors en déroute, d'inverser la situation.

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