Appel de six capitales à un "cessez-le-feu immédiat" — Alep

Un général des forces gouvernementales syriennes s'entretient avec ses troupes dans le district Sheikh Saeed d'Alep le 30 novembre 2016

Syrie : l'appel des ONG aux Nations Unies

Chaar, Dahret Awwad, Jouret Awwad, Karml al-Jabal et Karm al-Beik, qui se trouvent dans la partie centrale d'Alep-Est, ont été pris par le régime qui accule de plus en plus en plus les rebelles, a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

Le régime du président Bachar al-Assad et son allié russe ont arraché aux rebelles plusieurs de leurs quartiers.

De source militaire syrienne, on indique que les forces gouvernementales ont progressé dans le quartier sud de Cheikh Saïd, ce que l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a également signalé. Les combattants rebelles se sont retirés des parties de la Vieille ville qu'ils contrôlaient encore après la reconquête par l'armée d'el-Assad des quartiers voisins de Bab al-Hadid and Aqyul.

Kerry et Lavrov s'étaient entretenus vendredi à Rome et se seraient mis d'accord pour une rencontre russo-américaine à Genève, précisément sur un cessez-le-feu et une évacuation des rebelles à Alep.

Les rebelles tentent de résister malgré des moyens limités, selon l'ONG, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). A Alep-Ouest, 59 ont péri à cause de tirs.

L'intensité des combats a accéléré l'exode de la population: 80 000 personnes ont fui Alep-Est depuis le 15 novembre, selon l'OSDH.

Moscou affirme qu'elle n'est pas impliquée dans l'offensive actuelle à Alep, qui a vu l'armée progresser rapidement alors qu'elle frappe l'est avec des frappes aériennes, des bombes à canon et des tirs d'artillerie.

Autriche : le parti d'extrême-droite reconnaît sa défaite face au candidat écologiste
Le nouveau président autrichien, Alexander Van der Bellen , a salué ce dimanche soir la victoire d'une "Autriche pro-européenne". Le candidat écologiste, ancien professeur d'université, se présentait sous l'étiquette d'indépendant .

Les chefs de diplomatie américaine John Kerry et russe Sergueï Lavrov pourraient reprendre contact jeudi à Hambourg en Allemagne, au lendemain d'un appel de six pays occidentaux, dont les États-Unis, à un "cessez-le-feu immédiat" devant la "catastrophe humanitaire" à Alep.

Les différents groupes insurgés sont dans une position très difficile après avoir perdu près des deux-tiers des quartiers d'Alep qu'ils avaient conquis en 2012, un an après le début de la rébellion en Syrie dans le contexte du Printemps arabe.

Il s'agit de la sixième ville à être évacuée en trois mois après ce type d'accord, qui prévoit généralement le départ des rebelles vers d'autres zones entre leurs mains et le retour de la localité sous le contrôle du régime contre la fin du siège et des bombardements de l'armée. Près de 70 personnes ont par ailleurs été tuées dans les quartiers gouvernementaux par des tirs rebelles.

A Paris, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a dit regretter le veto: "Je déplore que, du fait de l'obstruction de la Russie, le Conseil de sécurité des Nations unies ne soit toujours pas en mesure d'assumer ses responsabilités à l'égard des populations civiles en Syrie, qui font face à la folie destructrice du régime de Bachar al Assad, comme des groupes terroristes, à commencer par Daech", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Les forces gouvernementales disent notamment s'être emparées d'un hôpital ophtalmologique qui pourrait leur ouvrir la voie de la vieille ville, ce qui contraindrait les rebelles à se replier à l'extrême sud de leur enclave. Au moins 311 civils, dont 42 enfants, ont été tués dans les quartiers rebelles d'Alep depuis le lancement de l'offensive et environ 50.000 de leurs 250.000 habitants ont fui leurs foyers, selon l'OSDH.

Déclenchée en mars 2011 par la répression de manifestations pacifiques réclamant des réformes, la guerre en Syrie s'est complexifiée au fil des années avec l'implication de plus en plus importante des puissances étrangères et des jihadistes sur un territoire de plus en plus morcelé.

Barack Obama n'assistera pas aux funérailles de Fidel Castro