Annonce d'un cessez-le-feu — Syrie

Des habitants marchent dans une rue de l'ancien quartier rebelle de Zebdiye le 23 décembre 2016 à Alep en Syrie

Des habitants marchent dans une rue de l'ancien quartier rebelle de Zebdiye le 23 décembre 2016 à Alep

Après plusieurs rencontres en Turquie, soutien de la rébellion, entre émissaires russes et représentants rebelles, le président russe Vladimir Poutine a annoncé l'entrée en vigueur d'une trêve en Syrie jeudi à minuit. Des pourparlers de paix devraient en outre être entamés en janvier.

L'armée syrienne a également annoncé de son côté "un arrêt total des opérations militaires", selon un communiqué publié par l'agence de presse officielle Sana.

Trois documents ouvrant la voie à une résolution du conflit ont, selon lui, été signés ce jeudi.

L'armée syrienne a déclaré que le cessez-le-feu ne concernait pas l'Etat islamique ni les combattants de l'ex-front al-Nosra ni les factions liées à ces groupes djihadistes. Il a précisé que la Turquie et la Russie seraient les garants de la trêve. Enfin un espoir de paix crédible en Syrie?

Ces négociations ne sont pas "une alternative à Genève" où doivent se dérouler des négociations sous l'égide de l'ONU en février, a néanmoins souligné le ministre. "Ils nécessitent une attention particulière (.), mais il s'agit d'un résultat remarquable pour nos efforts conjoints", s'est félicité Vladimir Poutine.

2e phase de régularisation des Subsahariens Le CIDH salue l'initiative du Maroc
Le premier lot de l'aide humanitaire d'urgence marocaine aux ressortissants subsahariens expulsés d'Algérie est arrivée à Agadez dans le nord du Niger.

C'est sans doute l'illustration supplémentaire que Moscou et Ankara ont repris la main dans le dossier syrien, au détriment des Occidentaux. Mais l'accord semble fragile: Russes et Turcs devraient surmonter leurs divergences sur la Syrie.

Les positions diamétralement opposées de la Turquie et de la Russie seront toutefois difficiles à concilier.

La Russie et la Turquie sont très impliquées dans le conflit syrien, où elles soutiennent des parties adverses: Ankara appuie les rebelles tandis que Moscou, tout comme Téhéran, est un proche allié de Damas. Un tel retrait pourrait poser problème à l'Iran. La question du départ immédiat d'Assad n'est plus à l'ordre du jour, mais la relance du processus politique demeure.

"Et les autres pays qui ont une influence sur les groupes sur le terrain montreront la sensibilité nécessaire pour que le cessez-le-feu tienne", a-t-il ajouté, sans préciser de quels Etats et il parlait. "Non seulement nous l'avons attendu depuis longtemps, mais aussi nous avons beaucoup travaillé pour nous en approcher", a dit M. Poutine lors d'une réunion avec ses ministres de la Défense Sergueï Choïgou et des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Cinéma : 213 millions d'entrées en 2016, deuxième meilleur cru depuis 50 ans