Sarkozy éliminé, Fillon et Jupé au second tour

Il faudrait en effet un petit miracle pour que François Fillon, 44,1 % des voix au premier tour de la primaire de la droite, s'effondre subitement et soit rattrapé par le maire de Bordeaux, arrivé dimanche en deuxième position avec 28,6% des voix, soit 16 points de retard. Mais on voit mal les électeurs de Nicolas Sarkozy, partisans d'une droite dure, opter pour Juppé, dont leur candidat n'a cessé de dénoncer des "compromissions" avec le centriste François Bayrou. "D'ailleurs, certains devraient s'interroger sur cette question, ceux qui s'autodésignent candidats à la présidentielle", a-t-il lâché, sans néanmoins prononcer le nom d'Emmanuel Macron qui a annoncé mercredi sa candidature pour 2017 sans passer par la primaire organisée par le PS fin janvier.

Les quatre "outsiders" sont écrasés par le trio de tête, plus particulièrement Bruno Le Maire, qui ambitionnait de jouer le rôle de "faiseur de rois". Loin derrière, suivent Nathalie Kosciusko-Morizet (2,6 %), Bruno Le Maire (2,4 %) Jean-Frédéric Poisson (1,5 %) et Jean-François Copé (0,3 %).

L'avance de François Fillon est-elle dûe aux voix des électeurs de gauche? "La défaite ne doit humilier personne parce que nous aurons besoin de tout le monde". Le premier tour de ce vote interne a tout d'abord été marqué par une participation exceptionnelle pour ce type de scrutin.

Selon l'ancien président de la République, la droite a donné une "bonne image" pendant cette campagne.

Auparavant, M. Sarkozy avait reconnu n'être "pas parvenu à convaincre une majorité d'électeurs".

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Les candidats à la présidentielle américaine vont croiser le fer pour un ultime débat avant le scrutin du 8 novembre. Selon les experts, une forte participation des électeurs pourrait se traduire par un raz-de-marée démocrate.

En Béarn, seuls les bureaux de Billère, Idron, Jurançon, Assat, Serres-Castet, Sauvagnon, Ger et Sauveterre de Béarn échappent à Alain Juppé.

En choisissant Fillon et Juppé, les Français ont clairement opté pour l'apaisement lors de ce premier tour de la primaire et n'ont pas suivi les Américains qui ont choisi un candidat plus radical.

"Il y a eu une poussée très forte, puissante mais en même temps très volatile et très fragile" en faveur de François Fillon, arrivé largement en tête, a indiqué lundi l'ancien Premier ministre sur BFMTV/RMC, tout en reconnaissant un "envol impressionnant" de ce score.

Autres sarkozystes à annoncer leur soutien à M. Fillon: l'ancien Premier ministre Edouard Balladur, le président du groupe LR à l'Assemblée Christian Jacob, le député Eric Ciotti, les eurodéputées Rachida Dati et Nadine Morano, et le Centre national des indépendants et Paysans (CNIP), parti associé qui soutenait au premier tour l'ancien président. Nous avons quasiment remboursé le scrutin avec le premier tour. " J'ai décidé de continuer le combat, a réagi Alain Juppé".

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