Nouveau refus de libération — Jacqueline Sauvage

Jacqueline Sauvage va savoir si elle sort de prison

Les avocates de Jacqueline Sauvage Janine Bonaggiunta et Nathalie Tomasini lors d'une conférence de presse le 12 août 2016 à ParisALAIN JOCARD

Jacqueline Sauvage ne sortira pas de prison même si elle avait obtenu une grâce présidentielle partielle. Reprenant les arguments du TAP de Melun, la cour d'appel estime ainsi dans son arrêt que la condamnée continue "à se poser en victime " et "peine encore à ce jour à accéder à un réel et authentique sentiment de culpabilité ". Car tous croyaient cette fois à la libération prochaine de cette sexagénaire condamnée à dix ans de prison en décembre 2015 pour le meurtre de son mari et partiellement graciée par François Hollande.

Retour aux faits. Jacqueline Sauvage a été condamnée - en première instance et en appel - pour avoir tué son époux de trois coups de fusil dans le dos le 10 septembre 2012.

A savoir un projet de vie qui risquait pour les magistrats de Melun de maintenir Jacqueline Sauvage dans "une position victimaire", ces derniers ayant notamment reproché à la détenue, qui aurait été herbergée par l'une ou l'autre de ses filles, "de ne pas assez s'interroger sur son acte" compte tenu, entre autres, "des soutiens dont elle bénéficie et de la médiatisation des faits". Le réexamen de cette demande a eu lieu, cette fois, à la Cour d'Appel de Paris. Elle avait également répété qu'elle était prête à porter un bracelet électronique pour être libre et retrouver enfin ses filles.

Hausse de 14,8% du résultat net pdg — Rémy Cointreau
La marge opérationnelle courante pour des liqueurs et spiritueux s'établit à 20,3% à fin septembre, en hausse de 1,2 point. Le bénéfice net part du groupe a progressé de 14,8%, à 76 millions d'euros.

Qualifiée d'"anxieuse" et "patiente" par ses avocates, elle avait décidé de ne pas se rendre à la lecture du délibéré rendu ce jeudi. Elles ont promis d'aller " jusqu'au bout " de leur combat pour faire libérer cette femme qui a vécu pendant 47 ans un calvaire conjugal.

Libérable en juillet 2018 avec le jeu des réductions de peines automatiques, poursuit BFMTV, Jacqueline Sauvage ne devrait pas déposer de nouveau recours, ainsi que l'ont fait savoir ses conseils.

S'est indignée Maître Tomasini, estimant que rien n'était fait pour soutenir les femmes battues.

Meurtre dans une maison de retraite pour religieux, un suspect indentifié — Hérault