Mégafichier TES : Axelle Lemaire monte au créneau

Un Français avec sa carte d'identité le 4 novembre 2009 place de la République à Paris

Un Français avec sa carte d'identité le 4 novembre 2009 place de la République à Paris

Dans un entretien accordé au quotidien "L'Opinion", la secrétaire d'Etat au Numérique, Axelle Lemaire, a ainsi attaqué Bernard Cazeneuve.

La secrétaire d'Etat chargée du numérique, Axelle Lemaire, révèle ne pas avoir été consultée pour la création du fichier "Titres électroniques sécurisés", qui regroupe les informations de 60 millions de Français.

Un décret du gouvernement paru au Journal Officiel le 30 octobre, le dimanche du pont de la Toussaint, a officialisé la "création d'un traitement de données à caractère personnel commun aux passeports et aux cartes nationales d'identité".

La nouvelle base de données TES est décrite par le ministère de l'Intérieur comme une étape de "modernisation" nécessaire. Ce dernier vise à élargir le fichier TES, qui existe déjà pour la gestion des passeports biométriques, aux cartes d'identités.

Le silence radio inquiétant du module Schiaparelli — Mission ExoMars
Le coût des deux missions pour l'Agence spatiale européenne (ESA ) est actuellement de 1,5 milliard d'euros, indique l'agence. Le module d'entrée, de descente et d'atterrissage EDM, de son petit nom Schiaparelli , est une démonstration de technologie.

"Il s'agit uniquement d'un fichier administratif qui n'a pas vocation à être utilisé à des fins judiciaires sauf dans le cas où les données feraient l'objet de réquisitions", explique ainsi le ministre de la Justice. Ils s'inquiètent ainsi du risque de "dérives aussi probables qu'inacceptables " en rappelant que les finalités et les garde-fous de ce fichier créé par décret pourront être à l'avenir facilement changés par un nouveau décret. Par ailleurs, le choix de la centralisation revient à créer une cible d'une valeur inestimable pour les hackers.

Cet organisme consultatif, qui promet d'étudier "les alternatives techniques à cette base centralisée", dénonce par ailleurs la méthode choisie par le gouvernement.

Ce lundi matin, c'est le Conseil national du numérique (CNNum) qui est monté au créneau. Dans les prochains jours le CNNum étudiera lesdites alternatives; les personnes disposées à aider peuvent le faire via info@cnnumerique.fr. "Dans l'intervalle, il appelle le Gouvernement à suspendre la mise en œuvre de ce fichier ainsi que la publication des arrêtés et à initier une réflexion ouverte en impliquant les experts numériques au sein de l'Etat comme la DINSIC (Direction interministérielle du numérique et des systèmes d'information et de communication) et au sein de la société civile avec le CNNum ", conclut-il. Mais pose en revanche aujourd'hui de réels problèmes de sécurité: plus le fichier est gros, plus les risques de hackage par des pirates informatiques sont importants. Le ministre de l'intérieur s'est réfugié derrière un avis de la Cnil du 29 septembre, qui constate " les finalités du fichier déterminées, explicites et légitimes", mais sans reprendre la demande de la Commission concernant la réalisation d'une véritable étude d'impact et de l'organisation d'un débat parlementaire.

Un sommet africain le 16 novembre pendant la COP22 — Maroc