AfSud: publication mercredi d'un rapport explosif pour Zuma

Le rapport concernant Jacob Zuma est actuellement conservé dans les bureaux de la nouvelle médiatrice

Le rapport concernant Jacob Zuma est actuellement conservé dans les bureaux de la nouvelle médiatrice. Image Keystone

Un rapport officiel, potentiellement explosif pour le président sud-africain Jacob Zuma et publié mercredi conformément à une décision de justice, exhorte le parquet et la police à enquêter sur de possibles "crimes" de corruption commis au sommet de l'État.

" Les Sud-Africains doivent se dresser contre l'anarchie de Zuma ", a déclaré le parti d'extrême gauche EFF (Economic Freedom Fighters), qui avait appelé à manifester contre le chef de l'État. Au cœur des soupçons, une fois de plus, la famille Gupta, puissante dans les affaires et qui est accusée d'avoir interféré dans la gestion de l'État, jusqu'à décider de la nomination de certains ministres.

De telles informations pourraient entraîner une procédure de destitution du président sud-africain ou une motion de défiance contre lui. Plusieurs milliers de personnes - membres de partis d'opposition, militants des droits civiques, syndicalistes et des entrepreneurs - ont pris part au rassemblement de Pretoria.

Aussitôt le rapport publié mercredi, des milliers de partisans de l'opposition, qui manifestaient à proximité du tribunal, se sont dirigés vers le palais présidentiel.

Il a été rédigé par Thuli Madonsela, avant qu'elle ne quitte son poste de médiatrice de la République mi-octobre où elle était chargée de veiller au bon usage des deniers publics.

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D'après le ministre britannique de la Défense, Sir Michael Fallon, celui-ci "vise clairement à tester l'Alliance (.) et notre réponse".

Même la Fondation Nelson Mandela, association caritative fondée par l'ancien président, a adressé mardi des critiques à Zuma estimant que " les choses allaient de travers " dans le pays.

Jacob Zuma avait déposé un recours d'urgence devant la justice pour empêcher la publication dudit rapport. Le président Zuma est notamment soupçonné d'avoir cédé à des pressions des Gupta dans la nomination de ministres ou de cadres de sociétés d'État.

Le revirement du président constitue le deuxième revirement juridico-politique de la semaine en Afrique du Sud.

L'un des principaux syndicats de la fonction publique, Nehawu, allié historique de l'ANC, a également demandé sa démission.

Les analystes sont divisés sur l'avenir politique de Jacob Zuma. Mais Zuma est surtout contesté par la plupart des autres partis politiques qui lui ont infligé en août dernier une défaite cinglante en s'emparant des plus grandes villes du pays qu'ils ne dirigeaient pas encore, dont Pretoria et Johannesburg.

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